
Rien ne va plus à Perpignan.
Cinq journées de Top 14, zéro point, et une nouvelle désillusion à domicile.
Devant un public du Stade Aimé-Giral de plus en plus résigné, les Catalans ont une nouvelle fois sombré, battus par un Stade Français (11-28) tout simplement plus discipliné, plus structuré, et plus réaliste.
Dès les premières minutes, la rencontre a tourné au cauchemar. Les Parisiens ont trouvé la faille trois fois en trente-cinq minutes, sur des combinaisons pourtant simples, mais qui ont mis en lumière les énormes failles défensives des hommes de David Marty.
Ward (2e, 35e) et Nene (13e) ont profité d’un rideau catalan trop friable, souvent battu dans les duels sans réelle opposition.
La mêlée a souffert, la touche a vacillé, et la nervosité a gagné les rangs sang et or. À l’image de Sama Malolo, talonneur samoan totalement dépassé, l’USAP s’est sabordée seule, rendant une quantité impressionnante de ballons à son adversaire.
Au retour des vestiaires, un léger sursaut d’orgueil a tout de même redonné un peu d’espoir aux supporters. Sur un contre supersonique initié par Théo Forner et conclu par Eneriko Buliruarua (42e), Perpignan a enfin fait lever le stade. Mais l’embellie fut de courte durée.
Imperturbable, le Stade Français a repris la main et tué tout suspense à l’heure de jeu grâce à un essai plein de maîtrise de Léo Barré (61e), synonyme de bonus offensif.
Pour le club de la capitale, ce troisième succès en cinq matchs confirme un début de saison prometteur. Pour Perpignan, en revanche, l’alerte rouge est déclenchée. Derniers du championnat avec cinq défaites en autant de journées, les Catalans devront impérativement réagir sous peine de voir la saison tourner au cauchemar bien avant l’hiver.







