
Coup dur pour le Stade Français. Le club parisien, qui espérait un partenariat inédit pour consolider ses finances, vient de voir son projet de naming retoqué par la mairie de Paris.
L’accord, conclu avec le BHV, prévoyait de rebaptiser l’antre du club en « BHV Stadium Jean-Bouin », pour un montant de 100 000 euros par an sur quatre saisons, soit 400 000 euros au total.
Séduite par les valeurs du club et son ancrage parisien, l’enseigne du Marais souhaitait associer son nom à tous les événements organisés au stade, visibles sur les supports digitaux, publicitaires et physiques. Une opportunité rare pour un club de rugby en quête de nouvelles ressources dans un marché dominé par le football.
Mais la Ville de Paris, propriétaire du stade Jean-Bouin, a opposé un refus net. « Anne Hidalgo a refusé le naming de Jean-Bouin avec BHV », a confirmé Patrick Bloche, premier adjoint à la maire, au Parisien. La décision, prise avant la polémique récente autour de la marque Shein présente dans certaines boutiques du BHV, suscite l’incompréhension du côté du club, qui espérait un signal de soutien.
Ce veto prive le Stade Français d’un apport financier non négligeable dans un contexte économique tendu. Le naming, aujourd’hui largement répandu dans le sport professionnel, constitue une source de revenus précieuse pour équilibrer les budgets.
Engagé jusqu’en 2029 dans une convention d’occupation exclusive du stade, le club parisien voit ainsi s’envoler une manne estimée à 400 000 euros, un manque à gagner d’autant plus frustrant que le Paris FC, également résident des lieux, n’a aucun pouvoir de décision sur ce dossier.
Le refus d’Anne Hidalgo relance le débat sur la gestion municipale des enceintes sportives et sur la capacité des clubs de la capitale à diversifier leurs ressources face à la concurrence nationale.







