
Cette saison, deux clubs du Top 14 sont à la ramasse au niveau du classement.
En effet, Perpignan et Montauban sont déjà totalement décrochés.
Les deux équipes vont se battre toute la saison pour le maintien, dans un championnat à deux !
Les autres formations sont toutes à la lutte pour le top 6.
Forcément, certains pestent et estiment que le Top 14 devraient se transformer en un Top 12.
Interrogé sur le sujet via Midi Olympique, le président du Castres Olympique, Pierre-Yves Revol explique ne pas vouloir entendre parler d’un Top 12.
Il explique pourquoi. Extrait:
« Le scénario de cette saison n’a guère de précédents, et il apparaîtrait on ne peut plus prématuré d’en tirer des conclusions. En outre, ce n’était pas non plus le scénario de la saison dernière, et rien ne dit que ce sera celui de la saison prochaine. Donc, gardons-nous des jugements hâtifs et surtout d’en tirer des quelconques vérités.
Le Top 14 n’est pas la seule variable d’ajustement des calendriers. Il a prouvé son attractivité sur le plan sportif et économique et il lui a fallu pour cela du temps et de la constance. Attention aux réactions épidermiques, qui sont rarement bonnes conseillères. Dans n’importe quel milieu professionnel, on ne touche pas à l’identité d’une marque si l’on n’est pas certain de ne pas l’affaiblir. »
Concernant le calendrier, il préfèrerait que la Champions Cup soit modifiée plutôt que le Top 14. Extrait:
« Encore une fois, je me répète, mais le Top 14 n’est pas l’unique levier d’ajustement possible. Si un jour on doit modifier les équilibres actuels dans l’intérêt de l’équipe nationale, nous pouvons aussi questionner le format des Coupes d’Europe, par exemple. »
Questionné sur la formule de la Pro D2 concernant la montée en Top 14, il réagit. Extrait:
« Il semble aujourd’hui évident que faire accéder le premier de Pro D2 pourrait grandement faciliter la préparation de son accession, et donc forcément augmenter ses chances de maintien. Mais le système actuel a aussi d’autres intérêts, pour l’attractivité de cette ProD2 qui n’a jamais été aussi bien exposée et suivie, à l’image de la dernière délocalisation à Rennes entre Vannes et Grenoble qui a suscité un énorme engouement. C’est aux acteurs concernés et à la LNR de se positionner désormais dans ce débat qui n’est pas nouveau mais qui peut effectivement être enrichi à l’aune des dernières statistiques concernant le maintien des équipes qui accèdent au Top 14. »
Pour conclure, il indique ne pas vouloir voir une surreprésentation des clubs du Sud-Ouest, dans le cas d’un passage à un Top 12. Extrait:
« On peut aussi objecter à votre postulat que la compétition risquerait d’être moins attractive. Ne serait-ce que si, par exemple, celle-ci se trouvait moins bien représentée sur le plan géographique, ce qui serait susceptible de l’affaiblir considérablement. Attention à ne pas revenir à une surreprésentation des clubs du Sud-Ouest, qui pourrait être très négative pour notre sport. »







