Perpignan se redresse et prépare un défi de taille. Après plusieurs semaines marquées par une progression tant dans le jeu que dans les résultats, l’USAP s’apprête à accueillir un adversaire prestigieux : le Stade Toulousain, récent vainqueur impressionnant de La Rochelle.
La dynamique catalane est réelle, mais l’obstacle s’annonce énorme.
Au Stade Mayol, malgré une large rotation, les Sang et Or avaient presque créé la surprise. Engagement, défense et cœur : ce cocktail a permis aux joueurs de Laurent Labit de résister jusqu’aux dernières minutes. Une performance encourageante pour une équipe encore lanterne rouge, mais qui, pour la première fois depuis longtemps, semble avoir retrouvé de la combativité.
Le maintien se jouera probablement lors du duel face à Montauban en fin de mois, mais avant cela, l’USAP veut affirmer sa présence sur le terrain.
La préparation pour affronter Toulouse a toutefois été courte. La première séance collective s’est tenue mercredi à huis clos, l’après-midi, après un travail séparé avants et trois-quarts dans la matinée.
« Semaine courte, comme pour eux. On a analysé Toulon et récupéré. On sait ce qui nous attend samedi », confie le deuxième ligne Mathieu Tanguy à Midi Olympique. Lucide mais optimiste, il ajoute : « Il reste des détails à corriger. Prendre zéro point à Toulon reste dur, mais on progresse dans le process ».
Côté effectif, la bonne nouvelle est le retour progressif des blessés. La concurrence augmente et l’intensité à l’entraînement avec. « Depuis Clermont, on a presque tout le monde. Pour la stratégie, l’émulation, c’est excellent. Posolo revient bientôt. Pas pour ce week-end, mais rapidement », explique l’entraîneur des avants Mathieu Cidre.
L’état d’esprit est positif, l’élan perceptible, même si la tâche sportive demeure immense face à Toulouse.
Le message est clair : pour espérer un exploit, Perpignan doit livrer un match exceptionnel. « Tout dépendra de nous. C’est l’une des meilleures équipes du monde qui arrive. On doit être excités, les respecter à 200 %. À nous de proposer quelque chose et d’aller chercher un ascendant psychologique », insiste Cidre.
Antoine Aucagne, qui retrouvera le stade Aimé-Giral après une entrée convaincante à Mayol, résume l’attente : « Quand tu es blessé et que l’équipe galère, tu ne peux rien faire. Là, place au terrain. Toulouse arrive, on a tous vu leur match face à La Rochelle. Le stade sera plein. À nous de mettre tout ce qu’il faut devant notre public ».







