La période de transition vers 2026 s’annonce compliquée pour Toulouse. Entre un réveillon de la Saint-Sylvestre en milieu de semaine, des organismes éprouvés et un déplacement toujours périlleux à Aimé-Giral, le leader du Top 14 avance avec prudence. Cette prudence est renforcée par un groupe fortement amoindri en ligne arrière. « Ce n’est pas le bon moment pour les prendre », a admis mardi Jérôme Cazalbou lors d’un entraînement ouvert au public, relayé par Midi Olympique, rappelant que la dynamique actuelle ne suffit pas à effacer les fragilités.
Les absences s’accumulent en effet derrière. Ange Capuozzo est forfait pour près de trois semaines après une fracture du doigt, tandis que Romain Ntamack est ménagé cette semaine à cause d’un coup reçu dans le bas du dos. À cela s’ajoutent plusieurs autres forfaits : la saison est terminée pour Mallia, Nelson Épée est toujours grippé, Matthis Lebel soigne une blessure à la main, Barassi et Remue restent indisponibles et Poulzegues manquera également le déplacement. Le staff a par ailleurs décidé de préserver Antoine Dupont, Thomas Ramos, Julien Marchand et Anthony Jelonch, qui ne prendront pas part à la rencontre.
Si Toulouse dispose encore d’une certaine profondeur en première ligne, les options derrière sont désormais limitées, compliquant la composition de l’équipe. Le choix tactique pourrait être d’évoluer vers un rugby moins expansif, plus resserré au centre du terrain, avec plus de combat et de contrôle. « Il faudra peut-être pratiquer un rugby moins audacieux », a confié Clément Poitrenaud, pointant aussi les progrès récents de Perpignan, auteur d’une victoire contre Clermont et d’une bonne première mi-temps à Mayol.
Face à l’USAP, réputée pour son jeu au contact et sa capacité à provoquer des fautes en zone de marque, la rigueur sera capitale. Toulouse doit impérativement s’améliorer à l’extérieur, un point souligné par Antoine Dupont lui-même : « On doit changer notre comportement à l’extérieur. On encaisse encore trop de points et on ne répond pas toujours bien dans les temps faibles ». Le souvenir douloureux du match à Glasgow, avec 28 points concédés en une mi-temps et un manque de réaction collective, reste bien présent dans les esprits.
Le match à Aimé-Giral s’annonce donc moins ouvert que d’ordinaire, mais déterminant avant les échéances européennes à Londres. Ce sera une confrontation placée sous le signe de la maîtrise, du contrôle des détails et de l’adaptation à une ambiance hostile, après une préparation allégée marquée par une seule opposition musclée mercredi matin.







