Cédric Abellon, emblématique lanceur du cri de guerre Pilou-Pilou du Rugby Club Toulonnais (RCT), est mis en examen pour viols sur conjointe ou ex-conjointe depuis deux semaines. Son avocat, Olivier Hasenfratz, a décidé de briser le silence pour faire le point sur la situation de son client, qui se prépare à « laver son honneur ».
L’homme de 32 ans, visage familier des supporters du RCT pour son rôle crucial avant chaque match au stade Mayol, est accusé par deux anciennes compagnes. Il avait été placé en garde à vue pendant 48 heures suite à sa présentation au commissariat le 15 décembre 2025. Depuis, Cédric Abellon conteste fermement les faits, une position reprise dans un communiqué de son avocat : « Sa mise en examen ne préjuge en rien de sa culpabilité bien au contraire eu égard à la dénonciation fallacieuse dont il est victime » et « les faits reprochés sont formellement contestés et contestables ».
Placée sous contrôle judiciaire après son passage devant le juge d’instruction le 17 janvier 2025, la star du Pilou-Pilou se voit interdite de résider dans le Var, de se rendre au stade Mayol et de contacter les plaignantes, afin de préserver la sérénité de l’enquête et prévenir tout trouble à l’ordre public. Cette interdiction marque un coup dur pour celui qui a incarné ce rituel emblématique de 2008 à 2019, avant de reprendre ce rôle en janvier dernier.
Selon son avocat, « il garde toute sa confiance en la justice pour apporter la lumière sur ces faits. Pour le moment il essaye de se remettre de cette situation en famille et prendre le temps de pouvoir organiser sa défense afin de laver son honneur ». L’avocat précise également : « Nous attendrons sereinement les décisions qui seront rendues mais pour l’instant il est placé sous contrôle judiciaire afin d’assurer la sérénité de l’enquête. Mes éléments seront produits dans le cadre strict de l’instruction. Ils permettront au magistrat d’apprécier des suites à donner à cette affaire ».
Cette affaire trouve son origine dans une première plainte déposée en 2023, classée sans suite par le parquet de Toulon. Une seconde plainte, enregistrée début 2025 pour des faits similaires, a relancé les investigations menant à la mise en examen.
Le club varois, dans un communiqué mesuré publié récemment, a annoncé une solution transitoire pour que le traditionnel cri de guerre du RCT puisse continuer à résonner au stade Mayol, malgré l’absence de son lanceur historique.
Via RMC Sport







