Arrivé dans un contexte compliqué lors de l’intersaison, Laurent Travers semble désormais prendre racine à l’Aviron Bayonnais. Initialement engagé pour une seule saison en tant que directeur du rugby, l’ancien entraîneur et président du Racing 92 a vu son contrat prolongé officiellement jusqu’en 2026, malgré une liberté laissée jusqu’à l’été prochain pour mettre fin à son aventure.
Sauf surprise majeure, la tendance s’oriente clairement vers la continuité. Selon L’Équipe, Travers aurait donné un accord de principe pour prolonger son engagement de quatre années supplémentaires. Si l’intéressé dément publiquement cette information, il annonce vouloir « annoncer officiellement sa décision très prochainement ».
Du côté de la présidence, la position est claire et affirmée. Philippe Tayeb, président de l’Aviron Bayonnais, souhaite maintenir Travers et ne cache plus son agacement face aux résistances rencontrées en interne à l’arrivée de ce dernier. Tayeb assume pleinement ce choix stratégique et entend le mener à terme.
« Quand j’ai fait venir Laurent, c’était pour améliorer notre staff, nous disait-il cette semaine. Mais se victimiser devant des situations, c’est facile. Essayer de grandir, c’est de l’intelligence. L’arrivée de Laurent n’a pas été faite comme elle aurait dû être faite. Mais il va falloir assumer maintenant et je vais assumer. Tout le monde souhaite qu’il reste à l’Aviron, que ce soit le conseil d’administration et le président. Laurent a beaucoup de choses à nous transmettre. »
Ce discours fort illustre la volonté du club de stabiliser sa gouvernance sportive, alors que l’Aviron traverse une saison charnière, tant sur le plan sportif que structurel.
Si elle venait à être officialisée, la prolongation de Laurent Travers constituerait un choix structurant pour l’avenir du rugby bayonnais. Elle signifierait un engagement assumé en faveur de la continuité managériale, malgré les tensions initiales, et un appui sur l’expérience d’un dirigeant habitué aux exigences du très haut niveau.
Dans un contexte où les équilibres internes restent fragiles, cette décision pourrait servir de point d’ancrage, clarifier les rôles, apaiser les relations et inscrire l’Aviron Bayonnais dans un projet à moyen et long terme, porté par sa direction.
Affaire à suivre…







