Samedi, à Sapiac, les conditions climatiques et le contexte de jeu ont transformé la rencontre en un duel physique et fermé, peu propice au spectacle. Froid glacial, pelouse dure, et un match verrouillé ont limité les occasions de jeu aérien et d’actions offensives. Les joueurs se sont affrontés « devant », au ras, dans une bataille de mauls et de ballons portés face à l’US Montauban.
Sur le banc de l’ASM Clermont Auvergne, le jeune arrière Axel Guillaud est resté spectateur durant toute la rencontre. À 19 ans, ce dernier n’a jamais été sollicité sur le terrain, mais dans ce contexte, son temps d’attente n’a rien d’étonnant. Les trois-quarts ont presque passé toute la rencontre à guetter un ballon et à se réchauffer comme ils pouvaient. Pas de relance, pas d’espaces ouverts, pas d’opportunités pour un joueur en pleine phase d’apprentissage.
Le staff clermontois a donc préféré préserver Guillaud plutôt que de le faire entrer pour quelques minutes stériles. « Parfois, rester sur le banc vaut mieux qu’entrer pour toucher deux ballons et ressortir gelé. » Aucun temps de jeu gagné, mais aucune expérience frustrante non plus.
Cette rencontre était loin d’être une leçon tactique ou technique, mais peut-être un rappel à la patience. Midi Olympique résume parfaitement la situation :
« À 19 piges, celui qui n’a disputé que trois matchs de Top 14 dans sa carrière aurait certainement voulu participer au succès des siens, pour le prestige d’avoir joué une nouvelle rencontre dans le meilleur championnat du monde. Mais la réalité, c’est que ce samedi, l’arrière n’aurait pas appris grand-chose, si ce n’est la patience dans un froid glacial qu’il a déjà connu lors de ses années de formation. Alors oui, Guillaud n’a jamais été appelé par le staff sur le bord du terrain pour fouler la pelouse. Mais au fond, ce choix n’est-il pas un mal pour un bien ? Plutôt que d’entrer froid sous le gel avec la quasi-certitude de ne toucher aucun ballon, autant rester jusqu’au bout avec son manteau sur les épaules. Allez, ne t’inquiète pas Axel, tu n’as rien manqué. »
À Sapiac, certains matches s’apprennent, d’autres se subissent en attendant la prochaine occasion.







