Le Racing 92 a tranché son avenir pour les prochaines saisons. Malgré la vente de la Paris La Défense Arena au géant américain Live Nation, le club francilien reste provisoirement dans sa salle actuelle jusqu’à la fin de l’année 2026. Dès 2027, il effectuera son retour à Colombes, sur les terres historiques du club.
### Un accord qui met fin au nomadisme
La crainte d’un nouveau vagabondage du Racing à travers l’Île-de-France s’est vite dissipée. « Tout ce qui était prévu jusqu’à fin 2026 reste en l’état », assure Jacky Lorenzetti, propriétaire du club. Concrètement, cela signifie la fin des délocalisations, notamment à Créteil, où le Racing avait déjà joué trois matches cette saison entre le Top 14 et la Challenge Cup.
### Colombes version 2027 : un stade à l’anglaise
Le futur stade Yves-du-Manoir est déjà sur les rails. Il proposera environ 14 000 places, une pelouse synthétique ainsi que des espaces d’hospitalité modernisés. Ce projet, estimé à près de 23 millions d’euros, sera majoritairement financé par le Racing avec le soutien de la région. Une autorisation d’occupation de cinquante ans a été votée début décembre, accompagnée d’un loyer fixe annuel et d’un pourcentage sur la billetterie. Le club disposera aussi de la possibilité d’activer un naming, à l’image des pratiques actuelles dans le rugby.
### Un recours freine le calendrier
Toutefois, un obstacle persiste : un recours a été déposé devant le tribunal administratif par le Racing Club de France (football), voisin et cousin du club francilien. Ces derniers aspirent à un stade plus grand, adapté à une montée dans le football professionnel. Les discussions sont en cours, mais ce recours pourrait retarder le début des travaux. Pour que le Racing soit bien à Colombes dès 2027, le chantier doit impérativement démarrer dans les temps.
### Après l’Arena, une équation économique à repenser
Au-delà du stade, c’est une nouvelle équation financière qui s’impose. Depuis l’inauguration de la Paris La Défense Arena, le Racing bénéficiait de recettes complémentaires grâce aux concerts et aux spectacles. Privé de ces revenus à Colombes, le club devra compenser. Jacky Lorenzetti se veut rassurant : « On va améliorer le réceptif de Colombes, avec 1 800 places d’hospitalités dont 1 200 fermées. Et ne pas jouer à l’Arena, c’est aussi moins de frais de sécurité et de maintenance. »
### Vers un nouveau modèle actionnarial
Le président du Racing assume également son ambition de faire évoluer la gouvernance du club : « Je n’ai pas le droit d’abandonner tous ceux qui travaillent pour le Racing. C’est pour cela que je cherche un actionnaire. J’aimerais rester à 60 %. »
### Un club toujours attractif
Face aux interrogations, Jacky Lorenzetti balaie tout doute sur l’attractivité du club sans son enceinte mythique : « Ce n’est pas le même prix d’entrée, mais le Racing reste appétissant. » Le Racing 92 amorce un tournant majeur, mais son ambition reste intacte.







