Après deux défaites consécutives en Champions Cup, l’ASM Clermont est sous pression. Samedi à 16h15, les Jaunards accueillent Glasgow avec une seule exigence : se racheter et afficher un tout autre visage.
À la veille de cette rencontre cruciale, le manager Christophe Urios a livré un message clair, soulignant la nécessité de respect, d’engagement et de retrouver l’identité de jeu du club. Interrogé sur le début raté de la campagne européenne, il a insisté sur l’importance d’un sursaut d’orgueil collectif.
« On a besoin de se racheter. On a fait un mauvais match contre Sale à la maison. On a perdu chez nous, donc effectivement, cela remet en cause la qualification. Mais on a besoin de se racheter, de faire un bon match de Coupe d’Europe et surtout de se faire respecter, car on a le sentiment de ne pas avoir été respectés sur les deux premiers matchs. Ce sera difficile, car Glasgow est une très bonne équipe puisqu’elle est composée des trois quarts de l’équipe d’Écosse, donc ce sera un vrai match international. On n’a pas de pression particulière, si ce n’est celle de jouer sans complexe et avec notre identité de jeu », a déclaré Urios.
Le manager clermontois ne se laisse pas impressionner par la récente performance des Warriors face au Stade Toulousain. « Non parce qu’on les connaît bien. Leur premier match contre Sale avait déjà été bon, car gagner là-bas n’est pas facile, et ils l’ont fait avec beaucoup d’autorité, notamment sur le plan physique. On sait que c’est un match de haut niveau, qu’ils ont battu Sale, à Sale, avec le bonus offensif, idem face à Toulouse, et on sait ce qu’ils viennent chercher. Mais nous, on a besoin de se faire respecter. C’est un match de haut niveau, et notre équipe est capable de rivaliser. Ce n’est pas plus fort que Bordeaux, c’est un jeu différent, mais pas plus fort. Si on met autant d’intensité que contre Bordeaux, il y aura match. Sinon, ce sera facile pour eux. L’engagement physique sera donc essentiel. »
Pour Christophe Urios, ce rendez-vous doit symboliser un retour aux fondamentaux et à la force collective. « Dans l’idée de se faire respecter. Je n’ai pas aimé le match contre Sale. Personne dans le vestiaire ne l’a aimé. On est passés à côté. Depuis deux matchs, on a retrouvé un peu ce qui fait la force de ce groupe : le caractère. Ce qui sera important, c’est notre capacité à jouer notre rugby, à avoir un collectif fort, où tout le monde donne au collectif. On a retrouvé notre âme, même s’il y a encore beaucoup à corriger, notamment après le match de Montauban. »
Enfin, le coach clermontois appelle ses leaders à prendre leurs responsabilités sur le terrain. « J’espère qu’on ne va pas les regarder jouer ! C’est un match international, avec de grands joueurs, mais on en a aussi. Dans ce genre de match, ce sont les grands joueurs qui font exister l’équipe. J’attends que les nôtres passent devant et montrent leur niveau. »
Samedi, à domicile, Clermont jouera bien plus qu’un simple match de poule. Il s’agira de crédibilité, d’orgueil et de respect. Face à Glasgow, l’ASM n’a plus le choix : répondre présent sous peine de voir son aventure européenne s’arrêter prématurément.







