Avant même d’évoquer la stratégie ou les compositions d’équipe, c’est la pelouse des Saracens qui anime les débats avant le déplacement du Stade Toulousain, prévu le 11 janvier pour la 3ᵉ journée de Champions Cup. Le StoneX Stadium, dont le terrain est synthétique, suscite de nombreuses réactions à Toulouse.
En conférence de presse, relayée par La Dépêche, Ugo Mola n’a pas caché son agacement. Pour l’entraîneur toulousain, ces surfaces modifient profondément la dynamique du jeu : « vraiment des terrains à accidents, parce qu’il y a beaucoup de turnovers ». Cette remarque laisse entendre que les Anglais, habitués à jouer sur ce type de terrain, pourraient avoir un léger avantage.
Ce n’est pas la première fois que Mola aborde le sujet. Début décembre, il évoquait Glasgow, autre équipe évoluant sur synthétique, qui « conserve le plus de ballons sur ses rucks tous championnats confondus ». Selon lui, « c’est bien qu’ils l’ont travaillé, qu’ils se sont adaptés à leur terrain, ils ont un petit temps d’avance évidemment sur ces conditions-là ».
Pourtant, contre les Écossais, Toulouse avait mené 21–0 avant de s’effondrer en seconde période, concédant ainsi sa première défaite dans la compétition. Mola espère que cette expérience servira de leçon : « la leçon de Glasgow nous servira ».
L’entraîneur avait même anticipé ces difficultés en découvrant le calendrier : « Les deux déplacements que l’on a sur terrain synthétique, que ce soit à Glasgow et aux Saracens, ça me pose problème depuis la réception du calendrier ».
À l’intérieur du vestiaire, le ressenti diffère quelque peu. Paul Costes voit aussi le bon côté des terrains synthétiques : ils « plaisent un peu plus », estime le trois-quarts, reconnaissant « qu’il y a un côté bénéfique parce que ça joue plus ».
Sur le terrain, toutefois, aucune théorie ne comptera réellement. Après deux journées, Saracens et Toulouse comptent chacun 6 points. La rencontre de ce 11 janvier s’annonce donc décisive dans la course à la qualification.







