Le dossier des hospitalités VIP de la Coupe du monde 2023 prend un tournant judiciaire et commercial. Daimani, la plateforme qui gérait une partie de la vente des billets premium, conteste une dette d’environ 12 millions d’euros réclamée par les organisateurs du tournoi.
Après avoir manqué plusieurs échéances de paiement durant la compétition, Daimani France a été placée en liquidation judiciaire. Selon le Groupement d’intérêt économique (GIE) responsable de l’organisation, près de 12 millions d’euros liés à la billetterie dite « hospitalités » restent impayés. De son côté, Daimani dénonce un montant « infondé » et réclame un procès pour trancher le différend. L’entreprise a déclaré à l’AFP : « Nous contestons la créance réclamée par le GIE dans le cadre de la procédure de liquidation judiciaire de Daimani France […] Daimani France ne doit certainement pas 12 millions d’euros au GIE et donc, nous voulons qu’il y ait un procès sur cette créance. »
Mais l’affaire ne se limite plus aux seuls enjeux commerciaux. En novembre dernier, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire visant plusieurs entités du groupe Daimani — Daimani Holding AG (société suisse), Daimani France, Daimani AG — ainsi que trois dirigeants : Andreas Truttenbach, Max Müller et Pascal Portes. Cette enquête confiée à un juge d’instruction doit éclaircir les circonstances de la défaillance de la plateforme et les mécanismes financiers liés à la Coupe du monde 2023.
Daimani, qui gérait la vente en ligne des hospitalités, ces billets premium très prisés et générateurs de fortes recettes, a fait face dès l’ouverture de la billetterie à des tensions. Aujourd’hui, alors que le GIE réclame son dû et que Daimani continue de contester la somme, l’affaire s’inscrit dans un contentieux post-tournoi qui risque de s’éterniser.







