Samedi, l’Aviron Bayonnais a subi une sévère défaite en Champions Cup, s’inclinant 57 à 14 face à Leicester, loin de ses terres de Jean-Dauger. Face aux Tigers, Grégory Patat avait aligné une équipe profondément remaniée, intégrant de nombreux jeunes joueurs.
Interrogé par Ici Pays Basque, le manager bayonnais préfère néanmoins garder un regard optimiste. « C’est toujours compliqué de parler de satisfaction quand on encaisse plus de 50 points. Mais malgré le contexte, les joueurs n’ont pas lâché. Ils ont tout donné, avec beaucoup de jeunes sur la feuille. On savait que cette compétition va très vite, et aujourd’hui, face à une équipe comme Leicester, on n’avait tout simplement pas les armes pour espérer un autre résultat. On a passé beaucoup de temps dans leurs 22, notamment entre la 20ᵉ et la 30ᵉ minute, sans concrétiser. »
Il souligne aussi les points à améliorer : « Dans ces zones-là, il faut faire la différence, éliminer les premiers défenseurs, créer de la vitesse. Sur certaines séquences, on a manqué de puissance pour gagner les derniers centimètres. C’est frustrant de rentrer à la pause sans avoir marqué. Chaque défaite est différente, chaque contexte est différent. Mais je préfère avoir vu une équipe de Bayonne avec cet état d’esprit ce soir que la semaine dernière. »
Le technicien insiste surtout sur l’expérience acquise par les jeunes engagés : « C’est toujours difficile à dire quand tu en prends 50. Mais ce qui est sûr, c’est que cette rencontre a permis à de nombreux jeunes de se mesurer à un niveau proche de l’international. À la fin du match, il y avait onze Espoirs sur le terrain. Aujourd’hui, on a vu ce qu’était la compétition, la vitesse et les intensités, le format combat/couru derrière. Aujourd’hui, on n’avait pas toutes les armes pour répondre aux exigences de cette compétition. »
Patat exprime sa frustration quant à l’élimination prématurée du club : « Avec beaucoup de frustration ! On s’est qualifiés pour cette Champions Cup, et on n’a pas pu aligner une équipe plus compétitive sur les trois matchs de poule. Ce soir, on a encore 22 blessés et certains cadres au repos, pour ménager les organismes. C’est frustrant de ne pas avoir pu jouer cette compétition avec toutes nos armes. »
L’avenir proche est placé sous le signe des retours espérés : « Oui, nous espérons plusieurs retours dans les quinze prochains jours (Rodrigo Bruni, Tevita Tatafu, Baptiste Chouzenoux, Baptiste Germain, Alex Moon, Arnaud Erbinartégaray, Yohan Orabé, Baptiste Héguy, Vincent Giudicelli, Tom Lévèque, Lucas Paulos). On va essayer de répartir intelligemment le temps de jeu comme sur le dernier match contre le Leinster, pour préparer au mieux les deux prochaines rencontres en Top 14 et finir ce second bloc de l’année. Il faut gérer notre effectif, entre ceux qui reviennent de blessure, ceux qui cherchent à retrouver du rythme. Il ne faut pas faire n’importe quoi. On analysera tout ça avec le staff médical pour prendre les meilleures décisions possibles. »
Déjà tourné vers la réception du Leinster à Jean-Dauger, il conclut : « C’est un grand d’Europe. C’est un honneur pour nous de recevoir cette équipe. C’est presque l’équipe nationale d’Irlande qui va se présenter chez nous. On respectera le maillot, comme on l’a fait ce soir à Leicester, et on essaiera de donner le meilleur. »
Enfin, Grégory Patat s’est prononcé sur l’intégration de Jean Monribot au staff : « Il y a eu une discussion avec Stéphane. Il reste le leader dans ce secteur-là. Jean est en train de prendre ses marques. Il est en train de comprendre comment on travaille. Mais il amène son œil extérieur et je trouve que la collaboration marche très bien. Après, Jean était avec les Espoirs, il travaillait tout près de nous, il n’était jamais bien loin. Maintenant, c’est surtout à nous de retrouver un peu de confiance dans notre jeu. La touche n’a pas encore été parfaite ce soir (9/13 sur les propres lancers, 13/14 pour Leicester). On manque encore un peu de rythme. Mais on va continuer à travailler pour être performant. »







