Dans son édition du jour, Midi Olympique donne la parole à deux supporters inquiets de l’Aviron Bayonnais, confronté à une crise profonde. Au cœur des tensions, le président Philippe Tayeb souhaite intégrer Laurent Travers au staff sportif, mesure vivement contestée par le manager Grégory Patat, qui refuse toute collaboration avec l’ex-président du Racing 92.
Les dissensions entre Tayeb et Patat sont aujourd’hui palpables et fragilisent un club déjà en difficulté. Après la sévère défaite à l’extérieur contre Montpellier, le président a laissé entendre que « des changements pourraient rapidement avoir lieu », ce qui ne fait qu’attiser les inquiétudes.
Jean-Paul Huet, lecteur et supporter, exprime son scepticisme : « Malheureusement, je crois que l’Aviron est en train de récolter ce qu’il a semé. […] Cela allait obligatoirement déstabiliser la vie du club et venir perturber la sérénité et l’efficacité du staff de l’excellent Grégory Patat. […] Une chose est certaine, ce sera Patat ou Travers, je n’imagine pas les deux travailler ensemble dans le domaine sportif. »
Un second supporter ne mâche pas ses mots face à la gestion du président Tayeb : « Quel sentiment de malaise en voyant la réaction du président Tayeb où, goguenard et très content de lui, il pose la lame de la guillotine sur le cou de Grégory Patat. C’est du jamais-vu. […] Mettre Laurent Travers dans les pattes de Grégory Patat… Que peut donc apporter l’ancien binôme de Laurent Labit, avec qui il a connu de grandes réussites, mais dans un passé plutôt lointain ? Son passage lors de ses dernières années […] au Racing, était-il un gage de plus-value ? Que Monsieur Tayeb nous explique en détails comment et pourquoi. »
Le supporter va plus loin en dénonçant l’attitude publique du président : « Voir un président casser en direct ‘son jouet’, à savoir déstabiliser (et cela dure depuis des mois) son équipe et surtout son staff pour arriver à ses fins est surréaliste, nauséeux. […] Une question se pose : le problème de Bayonne, finalement, n’est-il pas plutôt Monsieur Tayeb que Monsieur Patat ? »
Alors que le club n’est qu’à quatre points de la sixième place, l’ambiance tendue et les choix sportifs contestés pèsent lourd sur l’avenir de l’Aviron Bayonnais. Le conflit entre président et manager pourrait bien compromettre la stabilité nécessaire pour redresser la barre.







