À l’approche de la dernière journée de la phase de poules de la Champions Cup, l’enjeu dépasse les simples qualifications sportives. Cette semaine, un débat inattendu a surgi autour de la présence des équipes sud-africaines dans la compétition européenne, relancé par un journaliste néo-zélandais, comme le rapporte La Dépêche.
Toulouse, qui affrontera Sale samedi 17 janvier à Ernest-Wallon, joue sa qualification. Avec deux défaites en trois matchs, le Stade Toulousain doit impérativement s’imposer pour poursuivre son aventure européenne. Mais ce rendez-vous crucial ne concentre pas toute l’attention.
Sur le réseau X, Ben Smith, journaliste spécialisé néo-zélandais, a vivement critiqué les clubs sud-africains participant à la Champions Cup. Intégrées depuis la saison 2022-2023, ces équipes avaient déjà suscité des interrogations en raison des longs voyages et du mélange des compétitions entre les hémisphères. Cette fois, la critique porte sur leur niveau de jeu.
Ben Smith assène : « La Coupe des Champions était autrefois considérée comme le summum du rugby de clubs. Désormais, elle est devenue une compétition de second ordre après l’importation d’équipes fantômes d’Afrique du Sud ». Il ajoute dans un second message : « De véritables chevaux de Troie parmi les équipes B. Il est impératif de les exclure au plus vite si la compétition veut redevenir sérieuse ».
Pourtant, ces équipes sud-africaines sont toujours bien présentes sportivement dans cette édition. Avant la dernière journée, les Sharks occupent la 5ᵉ place de la poule 1 avec 5 points et recevront Clermont samedi. Les Stormers sont 3ᵉ de la poule 3 avec 9 points et défieront Leicester à domicile. Quant aux Bulls, 6ᵉ du groupe 4 avec 2 points, ils se déplaceront à Pau vendredi.
Ben Smith n’en est pas à son premier coup d’éclat contre le rugby sud-africain. Après la finale de la Coupe du monde 2019, remportée par les Springboks, il avait déjà vivement critiqué leur style, déclenchant une polémique majeure en Nouvelle-Zélande. Quatre ans plus tard, en 2023, l’ancien sélectionneur sud-africain Rassie Erasmus lui avait répondu de manière cinglante : « Ben, je ne sais pas si tu es une vraie personne, mais tu dois arrêter de faire honte à la Nouvelle-Zélande avec tes tweets. Grandis, mec, et regarde si tu as encore des c****** qui te montreront et t’aideront à devenir un peu plus un homme ou une femme ».







