Peu nombreux sont ceux dans le clan toulousain à se souvenir vraiment de Billy Searle. Auteur d’à peine quatre rencontres sous le maillot rouge et noir, dans le rôle furtif de joker Coupe du monde, il avait rapidement disparu des radars sans faire de bruit.
Aujourd’hui, de l’autre côté de la Manche, le demi d’ouverture de 29 ans fait exactement l’inverse : il attire toutes les attentions.
**Un 10 qui illumine les week-ends anglais**
Searle a signé un nouveau coup d’éclat avec Leicester en Champions Cup. Face à Bayonne, il a aplati trois essais pour mener son équipe à une victoire écrasante 57-14. Cette performance lui a valu de figurer dans plusieurs équipes types du week-end.
Le média Planetrugby.com résume la situation en ces termes : « On ne peut s’empêcher de le sélectionner… Il a surpassé la performance pourtant brillante de Matthieu Jalibert. » Le même site insiste : « Incroyablement sous-côté, mais en pleine forme actuellement, Searle a une fois de plus livré une performance de joueur du match. »
**D’un début modeste à une explosion tardive**
Avant son retour à Leicester, Searle avait regagné confiance à Agen la saison dernière, enchaînant 22 apparitions et inscrivant trois essais. Là-bas, il avait retrouvé des responsabilités qu’il n’avait jamais vraiment eues à Toulouse. Ce passage a lancé une montée en puissance qui ne cesse de se confirmer depuis le début de son aventure anglaise.
**Après Toulouse, un décalage total**
La saison 2023-2024 avait été furtive pour lui à Toulouse. Quelques feuilles de match, deux titularisations, sans jamais laisser de trace durable à Ernest-Wallon. Le contexte, en plein Mondial, et la forte concurrence ont fermé la porte à une installation durable. Puis il est parti, presque dans l’indifférence générale.
**Une mise en lumière tardive, mais pleinement méritée**
Avec Leicester, Searle s’est imposé comme un titulaire régulier : sept matchs sur onze en championnat, une production offensive constante et un impact immédiat sur le jeu de son équipe. Il prouve que son profil méritait bien plus qu’une brève pige en France.
**Un lien avec Toulouse qui perdure**
Malgré tout, Searle reste proche de Jack Willis, qu’il visite régulièrement. Une trace discrète mais réelle de son passage à Toulouse, qui, bien que peu marquant sportivement, ne s’est pas effacée des amitiés nouées.







