
Le dernier déplacement européen de Clermont s’est transformé en une véritable odyssée logistique, loin d’un simple voyage de rugby. Avant d’affronter les Sharks en Afrique du Sud, c’est la gestion des transports qui a monopolisé l’attention du club.
**VOL ANNULÉ, CORRESPONDANCE PERDUE ET DÉTOUR IMPOSÉ**
Le groupe devait rallier Durban en une seule journée, avec un départ de France lundi pour une arrivée prévue le mardi. Mais dès l’Europe du Nord, le scénario s’est compliqué : un vol essentiel a été annulé en raison de conditions météo défavorables. La délégation a dû passer la nuit sur place avant de décrocher un nouveau créneau le lendemain.
**DEUXIÈME NUIT BLOQUÉE EN TRANSIT**
À leur arrivée tardive à Johannesburg, les joueurs ont manqué la correspondance pour Durban, faute de vol nocturne. Ils ont dû passer une deuxième nuit en transit, repoussant encore l’arrivée finale. Le groupe n’a donc atteint Durban que mercredi en fin de matinée, près de deux jours après avoir quitté Clermont.
**L’AGENDA DÉRÉGLÉ AVANT LE MATCH**
Ce périple interminable a eu une conséquence immédiate : l’annulation pure et simple de la première journée d’entraînement prévue par le staff. La priorité a été donnée à la récupération pour limiter l’impact physique après ce long voyage. L’unique séance de rugby a finalement eu lieu jeudi.
**UN MATCH À 9 000 KM SANS ENJEU SPORTIF**
Ironie du calendrier, ce déplacement à 9 000 kilomètres contre les Sharks ne modifie en rien le classement de la compétition. Clermont est déjà éliminé de la Champions Cup. Pourtant, en vertu du format actuel, le club est contraint d’effectuer ce voyage en plein hiver européen, une épreuve physique et logistique au-delà de l’enjeu sportif.







