Toulouse reconduit Blair Kinghorn au poste de demi d’ouverture et Thomas Ramos à l’arrière pour affronter Sale ce week-end, a confirmé Ugo Mola avant l’annonce officielle de la composition.
Avec les blessures de Romain Ntamack et Juan-Cruz Mallia, le débat sur l’identité du titulaire à l’ouverture anime les supporters depuis plusieurs semaines. En conférence de presse, le manager toulousain a balayé cette question en rappelant que « le 10 et le 15, ça n’importe pas pour moi. Il n’y a pas de postes mais des rôles à jouer. Combien de fois Thomas Ramos a été le premier attaquant aux Saracens ? Vous avez regardé ? Plus que Blair. Donc, enlevez-lui cinq points sur le maillot si vous voulez. »
Cette continuité dans le choix de la charnière s’appuie sur une vision claire : « Thomas Ramos est un grand demi d’ouverture mais un très très bon arrière. Blair est un très bon arrière mais n’est pas mauvais non plus à l’ouverture. On essaie de trouver la bonne formule du moment. Peut-être qu’on se plante. Je n’ai pas de honte à dire quand je me suis trompé. Sauf qu’on passe un peu de temps avec eux et qu’il nous semble que, pour le moment, cela reste la solution la plus équilibrée. »
Le staff ne considère pas que la défaite à Londres soit due à un problème de positionnement des joueurs, mais plutôt à une faible connexion entre eux : « Quand les deux sont amenés à toucher le ballon dans la même action, il y a de grandes chances qu’il y ait une action positive à la sortie. » Dimanche dernier, cette synergie n’a fonctionné qu’en début de rencontre. « Dans notre système, quand les deux touchent le ballon, c’est souvent positif. Quand il en manque un, ça ne sent pas bon. À nous de tout mettre en œuvre pour que les deux soient le plus souvent impliqués. »
Thomas Ramos, lui, ne craint pas cette association : « Notre système est comme ça depuis maintenant quelques années. Avec Blair, on a toujours eu une bonne communication lorsqu’on était tous les deux alignés à ces postes-là. Ça a peut-être moins bien marché sur le match dernier mais, sur ceux d’avant, c’était plutôt pas mal. Il faut qu’on retrouve ce lien pour mieux guider l’équipe offensivement. »
Sous la pluie londonienne, le Français a été moins influent que d’habitude, mais il reste déterminé : « Ma remise en question, je la fais depuis 10 ans. Tous les ans, j’ai l’impression qu’on me remet en question. J’ai assez de maturité pour pouvoir le faire. »







