Ce dimanche, l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) reçoit Bristol pour la 4e journée de la Champions Cup, avec un objectif clair : décrocher une victoire bonifiée afin de terminer en tête de leur poule.
Malgré trois succès bonifiés sur autant de rencontres, le manager bordelais Yannick Bru reste lucide. Interrogé par Sud-Ouest, il rappelle que l’UBB peut paradoxalement encore finir troisième de sa poule. « Ce sont les avantages et les inconvénients de la formule. Entre ceux qui jouent la compétition et ceux qui ne la jouent pas. En tout cas, dans notre poule, on se retrouve avec une densité de qualité en termes d’équipes qui disputent la compétition. C’est la spécificité de la poule 4. On est trois à pouvoir prétendre à la 1re place. On est conscients de pouvoir renverser la photo complètement sur le dernier match. Donc il n’y a pas du tout d’emballement dans le vestiaire par rapport à ce qu’on a produit et aux points qu’on a emmagasinés. On sait qu’on joue très gros sur cette dernière journée. »
Pour lui, l’UBB n’a aucune marge de manœuvre, malgré ce bilan quasi-parfait. « La semaine dernière, le match le plus important, c’était Northampton. Là, le match le plus important, ça va être Bristol. Et la semaine prochaine, le match le plus important, ça va être le Stade Français (en Top 14). Je crois que cette année, nous sommes dans deux compétitions qui nous prennent à la gorge. » Il souligne également la densité exceptionnelle du Top 14 : « En termes d’énergie, c’est complexe parce que le Top 14 est d’une densité qu’on a rarement vu cette année. On a joué 17 matchs à ce jour alors que les clubs anglais en ont joué 12. Aucune équipe n’a de marge de manœuvre. Donc en fait, ce qui est intéressant depuis deux mois, c’est que le match le plus important, c’est toujours celui qui arrive. »
Le manager bordelais refuse de s’appesantir sur le succès européen de la saison passée. « La saison passée, elle est finie et largement consommée donc on n’en parle pas du tout. On sait juste qu’avec notre expérience de ces compétitions, on sait l’importance de préparer le printemps sur les mois de décembre à janvier. On sait que se qualifier dans les tout premiers, ça facilite grandement le chemin sur la phase finale et comme on parle toujours de gains marginaux, là pour le coup, c’est plus qu’un gain marginal. Face à Bristol, 3e de Premiership, qui produit un rugby offensif, peut-être un des meilleurs d’Europe à ce moment, le challenge est très important. Mais c’est aussi la beauté de la Champions Cup. »
À propos de l’adversaire du jour, Bru met en avant la dynamique de Bristol : « Ils sont sur une très belle dynamique, ils viennent de gagner leurs sept derniers matchs. Ils sont pleins de confiance, pleins de qualité aussi, on sent que c’est une équipe qui est très bien coachée sur la façon qu’elle a d’attaquer sur le terrain. Donc ça va être un beau rendez-vous sportif. »
Enfin, il insiste sur l’importance de jouer à domicile en phase finale, un avantage qui va bien au-delà d’un simple gain marginal. « Le fait d’éviter les choix des hôtels, les déplacements, une logistique qui est souvent un petit peu lourde en Champions Cup, la possibilité aussi de jouer devant les proches… En tant que Latins, on sait que ça a un impact réel. Je crois qu’aujourd’hui, avec le public de Bordeaux et les efforts des joueurs, on a créé une atmosphère spéciale autour de nos matchs de Champions Cup. Donc on a envie d’offrir ça à notre public. Et sportivement, ça a un avantage. »







