À Durban, l’ASM Clermont traverse une épreuve bien plus difficile que ce dernier match européen dénué d’enjeu sportif. Le club auvergnat doit d’abord composer avec un voyage épuisant, un calendrier perturbé et un climat étouffant avant même de fouler la pelouse sud-africaine.
L’aventure a commencé par l’annulation du vol initial, retardant l’arrivée d’une journée complète en Afrique du Sud. Christophe Urios ne cherche pas à masquer les difficultés : « On savait que le voyage n’allait pas être facile, pour le coup il ne l’a pas été », confie-t-il à Ici Pays d’Auvergne. Privée de sommeil et confrontée à ce décalage, l’équipe a vu sa séance d’entraînement prévue mercredi tomber à l’eau, faute d’être tous arrivés.
Sur place, la première prise de contact avec le ballon a révélé les défis physiques à venir. « La première séance rugby a été très très dure pour les joueurs », rapporte le manager auvergnat. Si les Clermontois s’attendaient à la chaleur locale, ils ont sous-estimé son intensité : « On a été très surpris de la chaleur et surtout de l’humidité. C’est très désagréable et ça a été compliqué pour les joueurs ». Sous 30 degrés avec une humidité écrasante, le corps doit autant lutter contre les conditions que contre le jeu.
Malgré ces obstacles et l’absence de pression sportive, l’ASM refuse de céder au fatalisme. Christophe Urios insiste sur la nécessité de s’adapter rapidement : « Il faut qu’on soit capable de passer au-dessus de ça. Ce n’est pas idéal mais il y a pire dans la vie quand même ». Un rappel à l’ordre avant d’affronter les Sharks samedi, pour clore cette campagne européenne dans la dignité.







