Toulouse écrase Sale 77-7 et décroche son billet pour les huitièmes de finale de la Champions Cup
Ce samedi, lors de la 4e journée de la Champions Cup, le Stade Toulousain a livré une prestation remarquable en infligeant une véritable humiliation à Sale, s’imposant sur le score écrasant de 77 à 7. Cette victoire bonifiée permet aux Toulousains de valider leur qualification pour les phases finales de la compétition.
Interrogé par Midi Olympique, le manager toulousain Ugo Mola s’est montré satisfait de la performance de ses joueurs, tout en insistant sur la nécessité de maintenir ce niveau. « C’est difficile pour moi de vous dire le contraire de ce que pensent ceux qui étaient au milieu du terrain, puisque c’est quand même à eux que ça appartient. Ils trouvent les solutions, mais rencontrent aussi les petits problèmes qu’on a pu avoir ces derniers temps. Donc il faut qu’on trouve, nous tous, la bonne carburation pour évidemment se satisfaire de ce genre de match, parce que ce n’est encore une fois pas à banaliser. »
Le technicien a souligné l’importance de la régularité : « Ce qu’il faut arriver à faire, c’est être en mesure de le reproduire. Ça peut paraître aussi anecdotique, mais on prend un essai à 13 contre 15. Alors évidemment, je ne vais pas m’arrêter qu’à ça, mais cela montre encore le chemin à suivre pour avoir cette capacité à être performant, craint et efficace. Ça passe aussi par ces petits détails. »
Ugo Mola a également apprécié la solidité physique de ses adversaires, malgré l’ampleur du score. « On l’a eu fait, de manière un peu trop sporadique, aux Saracens et à Glasgow. Cette équipe de Sale avait pris, sur les trois matchs cumulés, uniquement cinquante points. Même si elle a mis quelques joueurs de côté, on voit bien que sa dimension physique était quand même très présente et qu’il a fallu s’employer pour essayer de mettre beaucoup de points. C’est évidemment positif sur le résultat et la manière, notamment au vu des essais marqués. Notre enthousiasme est revenu par moments. Mais peut-on s’en satisfaire de manière à penser que c’est acquis ? Je ne sais pas encore. Ce qui est sûr, c’est qu’on a un match très important la semaine prochaine, au-delà de cette compétition, parce qu’on va affronter une équipe qui est très performante en championnat. »
Le Stade Toulousain se tourne désormais vers le Top 14 et la réception de Pau. « Oui, on va se satisfaire de ça ce samedi soir. Mais dès dimanche, on va essayer de se reconcentrer sur notre championnat qui reste toujours un peu délicat. »
Au bilan de cette phase de poules, le manager pointe « deux victoires et deux défaites. Le même que vous. Des regrets ? Aucun. Jamais. Pour tout ce qu’il s’est passé, je n’ai plus de levier, plus rien à faire. Je vais essayer, plutôt que d’avoir des regrets sur ce qu’on ne pourra malheureusement plus changer ou faire évoluer, d’avoir un peu d’espoir et d’envie pour ce qui va arriver. »
Sa principale inquiétude reste la gestion des doublons et le départ des internationaux. « Ma préoccupation est plus sur les doublons et le nombre d’internationaux qui vont partir, malgré un Stade toulousain au pied du mur, ou un Stade toulousain en plein doute, ou un Stade toulousain sous pression. Même quand on n’est pas bon, a priori, on prend beaucoup d’internationaux ici. Il faudra qu’on se débrouille à jouer trois matchs pendant cette période. Ça, c’est ma préoccupation principale, même quand je pourrais me satisfaire de cet excellent match. Malheureusement, il faut passer rapidement à autre chose. »
Enfin, il a commenté l’abondance d’essais inscrits par son équipe, mettant en avant un équilibre entre créativité et rigueur. « Le chaos reste… (Il coupe) Je ne sais pas si c’est notre fonds de commerce mais, en tout cas, on y travaille beaucoup. Il n’empêche qu’il faut respecter aussi les fondamentaux. Je crois que les trois ballons sur nos cinq mètres en début de match, excellemment défendus par nos avants, nous permettent très certainement d’avoir à la 60e minute les moments dont vous me parlez. À savoir cette capacité à jouer un rugby enthousiasmant. »
« Pour arriver à ce rugby-là, je reviens à la première question, il faut mettre les choses dans l’ordre. C’est-à-dire qu’il faut être en mesure de répondre présent sur la base de notre sport. Je suis un fervent convaincu que l’évitement n’est pas complètement perdu pour notre sport et que la vitesse, la capacité à jouer debout et à mettre du rythme restent importantes. On n’en est pas du tout les garants et les gardiens. Mais quand on est comme ça, on sait qu’on est capable de faire de bonnes performances. »
« Donc oui, pour répondre, je ne sais pas si on est détenteur d’un bout de “French Flair” mais, ce qui est sûr, c’est qu’on est détenteur d’une culture du Stade toulousain et, dans ce rugby, on est capable d’être pertinent et performant. Après, je ne peux pas vous vanter les qualités de François Cros, puis ne parler que de beau jeu. Il y a aussi un bout de construction, de travail de fond, de boulot un peu âpre qu’on a parfois un peu oublié ces derniers temps, à l’image de l’essai pris à 13 contre 15. »







