Un festival offensif sans triomphalisme à Ernest-Wallon
Samedi, le Stade Toulousain a balayé Sale sur sa pelouse d’Ernest-Wallon, infligeant une lourde défaite 77-7 à leurs adversaires anglais avec un déluge d’essais et une qualification en poche. Malgré ce triomphe éclatant, les Rouge et Noir étaient loin de céder à l’euphorie. Entre réjouissance technique et calculs stratégiques, le vestiaire reste hanté par les ratés passés.
Un récital animé par la frustration
Sur le terrain, Toulouse a retrouvé son jeu fluide et collectif, une identité perdue qu’incarne parfaitement Matthis Lebel. Auteur de deux essais, l’ailier a expliqué sur BeIN Sports : « C’est cette envie de déplacer le ballon, d’aller toucher les couloirs, de se faire plaisir, d’avoir toujours la tête levée, d’aller chercher les copains ».
Au-delà des exploits individuels, c’est la solidarité qui a dominé : « On s’en fout de qui finit. À la fin, on était vraiment contents les uns pour les autres de n’importe quel joueur qui passait la ligne d’un but. Donc ça, c’était vraiment plaisant. J’espère qu’on va garder ça maintenant pour le Top 14 la semaine prochaine. »
Le poids des erreurs passées
Pourtant, ce succès ne suffit pas à effacer les défaites initiales contre Glasgow et les Saracens. Ces revers compliquent désormais la route de Toulouse, qui devra s’imposer loin de son public dès les quarts de finale.
Lebel n’a pas caché son amertume au micro de BeIN Sports : « Au final, je pense qu’il y aura toujours ces regrets des deux revers pris à l’extérieur, quand on voit ce qu’on est capable de faire ».
Un ressenti partagé par l’équipe, qui voit la frustration s’installer : « Je pense qu’il y aura quand même de la frustration et on va en entendre parler pendant un moment. Maintenant, on va se diriger vers le chemin qui nous attend. Je ne sais pas encore où on va aller. Mais en tout cas, on ira, au moins avec le même état d’esprit. »
Une issue dépendante du destin écossais
Bien que qualifié, le Stade Toulousain attend encore de connaître son adversaire pour les quarts, dépendant du résultat entre Glasgow et Saracens dimanche soir. En perdant deux fois en phase de poules, il s’est peut-être compliqué un parcours vers la finale.
Le récital contre Sale a démontré que Toulouse a le niveau pour écraser tous ses rivaux, rendant les regrets exprimés par Matthis Lebel d’autant plus amers.







