La première ligne du Montpellier Hérault Rugby (MHR) s’apprête à connaître une intersaison agitée. Selon Midi Olympique, Mohamed Haouas, pilier droit international de 31 ans (16 sélections), a demandé à être libéré de la dernière année de son contrat avec le MHR.
Après avoir quitté Montpellier en 2023 à la suite de ses déboires judiciaires – “vol dans une boulangerie et violences conjugales” –, Haouas avait rebondi à Biarritz pour une saison, après un faux départ à Clermont. De retour à Montpellier en 2024 grâce à l’intervention du président Mohed Altrad, qui lui a offert une seconde chance, il a retrouvé une place régulière en équipe première. Cependant, il peine à s’imposer face à ses concurrents Wilfrid Hounkpatin (34 ans, 2 sélections) et le Géorgien Luka Japaridze.
Du côté de Perpignan, le manager Laurent Labit, qui connaît bien le joueur, espère séduire Haouas pour la saison prochaine. L’USAP, déjà renforcée par l’arrivée d’Enzo Forletta, également ex-MHR, envisagerait de lui proposer un contrat de trois ans, accompagné d’une légère revalorisation salariale.
À Montpellier, le club semble prêt à donner son accord pour la libération d’Haouas, malgré un bail courant jusqu’en 2027. Les dirigeants souhaitent toutefois recruter un remplaçant, idéalement un joueur JIFF (joueur issu de la formation française).
Par ailleurs, la marge de manœuvre pourrait se voir renforcée par un possible retour de Reda Wardi, pilier gauche, dans son club formateur après six saisons passées à La Rochelle. Les négociations sont toutefois encore en cours.
Ces mouvements annoncent une intersaison stratégique et dynamique pour la première ligne du rugby français, avec Montpellier au cœur de plusieurs dossiers clés.







