À 31 ans et avec 98 sélections à son actif, Gaël Fickou demeure le joueur le plus expérimenté de l’ère Fabien Galthié, lancée à l’hiver 2020. Pilier du Racing 92 et leader de la défense tricolore, le centre reste un élément clé des Bleus à l’approche du Tournoi des Six Nations.
L’an dernier, Fickou avait intégré un club très fermé en disputant son 50e match dans cette compétition, égalant ainsi la légende Philippe Sella. Pourtant, cette performance symbolique ne lui assure pas un statut de titulaire indiscutable. Lors du dernier Tournoi remporté par la France, Galthié avait privilégié des profils plus percutants comme Yoram Moefana et Pierre-Louis Barassi, ne titularisant “La Fick” que face à l’Écosse (35-16), suite à la blessure de Barassi à Dublin.
Depuis, le Francilien a regagné la confiance du staff. Capitaine lors de la tournée estivale en Nouvelle-Zélande, puis titulaire à deux reprises à l’automne contre l’Afrique du Sud (17-32) et l’Australie (48-33), il a réaffirmé son rôle crucial dans l’équilibre collectif.
Cependant, la hiérarchie au centre est désormais chamboulée par l’émergence de nouvelles forces. Le retour de Moefana, les performances remarquées du Toulousain Kalvin Gourgues et la montée en puissance du Bordelo-Béglais Nicolas Depoortere redistribuent les cartes, note Midi Olympique.
À l’approche du Tournoi, une interrogation majeure subsiste : Gaël Fickou atteindra-t-il les 100 sélections cet hiver, ou devra-t-il patienter jusqu’au Championnat des Nations cet été pour franchir ce cap symbolique ?
Symbole de l’expérience tricolore, “La Fick” vit une période singulière, confronté à une concurrence inédite et une hiérarchie en constante évolution. Son avenir au sein de l’équipe dépendra avant tout des choix compétitifs et de la rotation des talents au centre.







