Le bras de fer entre la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR) aboutit à un accord structurant pour 2026-2031, redéfinissant profondément l’organisation du rugby français.
Au cœur de ce nouvel équilibre, une priorité apparaît : protéger les internationaux, avec Antoine Dupont en figure de proue, tout en préservant la compétitivité du Top 14. La gestion du fameux « groupe des 42 », le statut des finalistes, l’héritage des Jeux olympiques de Paris 2024 et la préparation des JO de Los Angeles 2028 vont ainsi remodeler la stratégie nationale.
Pour les cinq prochaines saisons, la mise à disposition des joueurs du XV de France par les clubs s’inscrit dans un cadre transparent et repensé. Le principe du groupe convoqué par le sélectionneur Fabien Galthié demeure, mais ses modalités évoluent afin de « limiter l’usure physique et mentale des joueurs les plus sollicités, à commencer par les cadres incontournables du système tricolore ».
### Antoine Dupont, symbole et accélérateur de la stratégie JO 2028
L’impact des Jeux olympiques de Paris 2024 se fait encore ressentir. Portée par le succès du rugby à 7, la FFR annonce officiellement la reconduction de la liste « Objectif 2028 » pour préparer Los Angeles. La grande innovation : les clubs pourront désormais libérer jusqu’à trois joueurs pour le circuit mondial de rugby à 7, contre un seul auparavant.
Cette souplesse ouvre la voie à des profils majeurs du XV de France, à l’image d’Antoine Dupont, dont la transition réussie vers le rugby à 7 en 2024 a déclenché ce changement. Une clause dite « Elite » est même intégrée, laissant ouverte la porte à d’autres stars susceptibles de suivre la trajectoire du capitaine tricolore.
Au-delà des ajustements, la FFR et la LNR adoptent une approche pragmatique : « moins de dogmatisme, plus de protection ciblée, et une gestion fine des stars du rugby français ». Antoine Dupont en incarne la quintessence, représentant un rugby moderne où « performance, polyvalence et longévité doivent enfin avancer de concert ».
À l’horizon 2027-2028, le message est clair : « le talent se protège autant qu’il se met en valeur ».







