Alors que le monde du rugby attendait avec ferveur le retour de son prince, un silence pesant s’est abattu sur les terrains d’entraînement d’Ernest-Wallon. À la veille de l’annonce de la liste pour le Tournoi des Six Nations, l’absence de Romain Ntamack sonne comme un glas. Et si le cauchemar ne faisait que recommencer ?
L’image est de celles qui font frissonner les supporters et transpirer le staff tricolore. Ce mardi, sur la pelouse toulousaine, un vide sidérant a marqué les esprits : Romain Ntamack n’était pas là. À quelques heures seulement du moment où Fabien Galthié doit dévoiler les noms de ceux qui porteront les espoirs de la nation pour le Tournoi, ce retrait soudain ressemble à un mauvais présage que personne n’ose nommer.
L’ombre d’une malédiction
Après des mois d’un “chemin de croix” solitaire pour soigner ses ligaments croisés, après avoir vu ses rêves de Coupe du monde s’évaporer dans la moite nuit de l’été dernier, l’ouvreur prodige semblait enfin voir le bout du tunnel. Mais le destin, cruel, semble s’acharner. Pourquoi ce retrait de dernière minute ? Pourquoi ce silence du club alors que l’enjeu est colossal ?
Dans les couloirs du Stade Toulousain, l’inquiétude ne se dit pas tout haut, elle se lit sur les visages. Une simple précaution ? Le doute n’est plus permis : à ce niveau de compétition, le moindre grain de sable dans l’engrenage d’une reprise peut signifier l’effondrement de tout un édifice.
Un XV de France en apnée
Si la blessure se confirmait ou si une rechute était avérée, le coup de massue serait dévastateur. Pour le joueur, bien sûr, dont le corps semble trahir les ambitions les plus nobles, mais aussi pour le XV de France. Sans son chef d’orchestre, les Bleus avancent dans le brouillard, privés de cette étincelle de génie qui fait basculer les grands destins.
L’attente de la liste officielle, prévue ce mercredi, prend désormais des allures de veillée funèbre pour les espoirs des fans. On scrute le moindre communiqué, on guette le moindre signe. Mais l’absence de mardi laisse présager le pire : un nouveau printemps sans Romain Ntamack.
Le rugby français retient son souffle, mais dans le silence d’Ernest-Wallon, c’est déjà un sentiment d’effroi qui domine. La peur n’est plus une hypothèse, elle est là, tapie dans l’ombre de l’infirmerie. Et si la blessure de Romain Ntamack n’était pas qu’un contretemps, mais le signe d’une trajectoire brisée ?







