À l’approche d’un été 2026 crucial pour le XV de France, les enjeux dépassent largement les performances sur le terrain. Entre la finale du Top 14, le lancement de la nouvelle Coupe des nations et les tournées dans l’hémisphère sud, la question de la disponibilité des meilleurs joueurs revient en force. Ce mardi, Florian Grill, président de la Fédération française de rugby (FFR), a révélé l’avancement de discussions visant à rééquilibrer un calendrier international de plus en plus contraignant.
Invité du *Super Moscato Show* sur RMC, Florian Grill a confirmé que des négociations sont en cours pour harmoniser les calendriers entre les nations de l’hémisphère nord et celles de l’hémisphère sud. L’objectif : permettre aux sélections nationales, notamment au XV de France, de compter sur leurs meilleurs éléments lors des rendez-vous clés de l’été.
Le problème est bien connu : chaque année, la finale du Top 14, disputée en juin, prive les Bleus d’une partie de leurs cadres pour les tournées estivales. En 2026, ce schéma pourrait se répéter puisque le XV de France débutera sa campagne dans la nouvelle Coupe des nations le 4 juillet face à la Nouvelle-Zélande, avant d’enchaîner contre l’Australie et le Japon. Certains joueurs issus des clubs en finale risquent donc de manquer à l’appel.
Pour autant, le président de la FFR se veut rassurant quant à la capacité du sélectionneur Fabien Galthié à bâtir un groupe compétitif. Florian Grill a ainsi exposé les principes qui guideront la sélection estivale, insistant sur la souplesse et le dialogue entre les différents acteurs. Il a déclaré : « Comme dans toute discussion, il y a un équilibre qui a été trouvé. On vient d’une règle qui disait qu’il ne devait pas y avoir de finalistes pour la Tournée d’été. Pour la Nouvelle-Zélande, on a mis une deuxième règle qui disait qu’on pouvait mettre cinq finalistes. Nous on s’est dit qu’on faisait confiance à l’intelligence collective. Le sélectionneur va discuter avec les managers. On choisira l’équipe qui sera la plus pertinente. Fabien ne va pas envoyer des joueurs qui sortent de la finale. On peut comprendre qu’ils ne soient pas tous disponibles, y compris mentalement. Mais certains le seront peut-être. On n’a pas écrit une règle cartésienne. On a écrit un principe de discussion ».
Cette première phase de la Coupe des nations emmènera les Bleus en Nouvelle-Zélande (4 juillet), en Australie (11 juillet) puis au Japon (18 juillet). Un ordre des rencontres qui ne correspond pas forcément à la logique sportive ou logistique souhaitée par la FFR. Florian Grill a reconnu que ce calendrier aurait pu être mieux adapté, confirmant que des discussions plus larges se tiennent à l’international : « Commencer par le Japon, ça aurait été plus naturel pour nous. Et ainsi finir par la Nouvelle-Zélande ».
Ces échanges témoignent d’une volonté commune d’améliorer la cohérence globale des compétitions, dans un contexte où leur multiplication et la charge physique pesant sur les joueurs deviennent de plus en plus lourdes. Entre négociations de calendrier, contraintes domestiques et nouvelles compétitions, le rugby international entre dans une phase déterminante. L’été 2026 pourrait s’avérer un véritable laboratoire grandeur nature pour le XV de France.







