C’est le choc que tout le Tarn-et-Garonne redoute et attend. Ce samedi 24 janvier 2026, l’US Montauban (USM) se déplace à Perpignan pour une « finale » cruciale en vue du maintien en Top 14. Plusieurs centaines de supporters montalbanais feront le déplacement en Catalogne, tandis que l’ambiance, déjà électrique, dépasse les seuls contours du terrain.
Au cœur des tensions : des tarifs jugés prohibitifs imposés par les dirigeants de l’USAP, accusés de vouloir verrouiller leur stade face aux supporters adverses.
Malgré l’enjeu dramatique, la ferveur ne faiblit pas à Sapiac. Le club des supporters a rempli un car à étage de 88 places, tandis que les Ultras Sapiac mobilisent deux bus pour transporter 120 fans résolus à se faire entendre dans l’arène d’Aimé-Giral.
Sur le plan sportif, les supporters affichent une lucidité totale avant le combat. Face à une équipe de Perpignan réputée imprenable chez elle, l’USM devra réaliser un véritable exploit pour sortir de la zone rouge.
Mais une autre bataille fait rage en coulisses : celle des tarifs d’entrée. Les billets pour les visiteurs sont proposés entre 36 et 40 euros, des prix jugés excessifs qui font exploser le budget des supporters. Certains y voient une stratégie délibérée visant à décourager la venue des fans adverses dans un stade qui devrait afficher complet.
Le président du club des supporters, Serge Lamarque, ne cache pas son sentiment d’exclusion. Dans les colonnes de La Dépêche, il déclare : « Je pense que le souhait est qu’il n’y ait pas beaucoup de supporters adverses à Aimé-Giral. On sait que l’on va se faire brancher durant toute la rencontre, c’est toujours comme cela en Catalogne. »
Pour contenir le coût total du déplacement à environ 60 euros, transport compris, les associations de supporters ont dû puiser dans leurs propres réserves financières afin de compenser le prix élevé des billets.
Face à cette situation, les Ultras Sapiac ont choisi d’agir à un niveau national en rejoignant une association de supporters de clubs professionnels, afin de militer pour un tarif unique et plus équitable pour les visiteurs. Ils citent en exemple des clubs comme Bordeaux ou Lyon où les prix sont bien plus abordables.
Jean-Marie Soula, président des Ultras Sapiac, explique cette démarche : « Dans les stades où les rencontres se jouent à guichets fermés, les prix sont élevés. C’est le cas à Perpignan, comme à La Rochelle ou Bayonne. Il n’y a pratiquement pas de places en dessous des 40 euros. Par contre à Bordeaux ou dans quelques semaines à Lyon, le prix est de 10 euros. On vient d’adhérer à une association de supporters de tous les clubs professionnels, avec comme ambition première, faire en sorte, par exemple, que les supporters visiteurs aient droit à 500 places à 20 euros. »
Malgré les obstacles financiers et des places souvent reléguées dans les secteurs les moins visibles du stade, l’amour du maillot prend le dessus. Si l’USM réussit à s’imposer samedi, le prix de ces billets sera rapidement oublié dans la joie d’un maintien arraché en terre catalane.







