Avant d’affronter l’Union Bordeaux-Bègles ce samedi sur leur pelouse, le Stade Français peut compter sur son ailier fidjien Peniasi Dakuwaqa, qui s’est confié avec sincérité sur son adaptation au rugby français et son nouveau rôle de titulaire indiscutable.
Arrivé en France avec un parcours atypique, Dakuwaqa a rapidement dû s’adapter à un rugby très exigeant, reconnu pour son intensité physique et son organisation professionnelle. Dans une interview accordée à Midi Olympique, il revient sur ce qui l’a le plus marqué : « Ce qui m’a le plus marqué, c’est le professionnalisme à tous les niveaux : la préparation des joueurs, le souci du détail des entraîneurs et de la direction du club, ainsi que les structures et l’intensité physique du jeu. »
Aujourd’hui, l’ailier assume pleinement son statut au sein du collectif parisien. « Cette année, j’ai l’impression d’être un titulaire indiscutable. J’ai clairement progressé, mais je gagne ma place chaque jour à l’entraînement et en match, et je me concentre toujours sur la réussite de l’équipe », affirme-t-il.
Ce déplacement à Bordeaux est aussi pour lui une occasion de se mesurer à des adversaires d’exception. « C’est toujours stimulant de jouer contre des internationaux français comme Penaud et Bielle-Biarrey. Louis est mon ailier français préféré, c’est donc un honneur de jouer contre lui une fois de plus. » Pourtant, le Fidjien reste lucide et serein : « Il y a surtout du respect. Après, je ne suis pas naïf. Quand on affronte deux des meilleurs ailiers de France ou d’Europe, on sait qu’ils ont le talent pour poser des problèmes. Mais je ne parlerais pas d’appréhension. Pour moi, il s’agit plutôt de canaliser ce respect pour me concentrer et me préparer au mieux. »
Ancien médaillé d’or du 100 mètres aux Jeux des Îles Cook en 2020 avec un chrono de 10’’42, Dakuwaqa est souvent interrogé sur sa vitesse, notamment en comparaison avec Louis Bielle-Biarrey. Avec humour et modestie, il répond : « (Il rigole) Je respecte sa vitesse : il est très rapide quand même. »
Désormais, place au terrain et à un déplacement périlleux au stade Chaban-Delmas, où le Stade Français et son ailier fidjien devront faire preuve de rigueur et d’intensité pour espérer l’emporter.







