À 28 ans, Gabriel Ngandebe s’est imposé comme un pilier du vestiaire montpelliérain. Avant d’affronter Toulon ce samedi lors de la 15e journée de Top 14, l’ailier du MHR revient sur son parcours exceptionnel.
Né à Douala au Cameroun, il arrive en France à l’âge de 9 ans, sous la neige. Rien ne le prédestinait alors à une carrière professionnelle en rugby. Et pourtant, tout a basculé grâce à un détail inattendu.
**Le rugby plutôt que le football : une question de logistique… et de goûter !**
Un professeur de sport l’oriente vers le rugby alors qu’il préfère initialement le football. Mais c’est surtout l’organisation des entraînements qui le convainc.
« J’ai accroché, je me suis régalé direct. Il y avait de l’espace, des esquives. Je faisais du foot à côté, mais ce n’était pas la même chose. J’ai arrêté le foot, enfin je n’ai pas trop commencé, parce que je n’allais pas aux entraînements, il fallait qu’on vienne me chercher. Au rugby, on venait me chercher en voiture et il y avait un goûter à la fin, c’était cool », confie-t-il à Midi Libre.
**L’ascension fulgurante d’un « petit » gabarit**
Passé par La Courneuve, Bobigny puis Massy, Ngandebe rejoint Montpellier à 19 ans. Malgré sa taille modeste (1,74 m pour 77 kg) comparée aux géants du Top 14, il s’impose rapidement. Son talent lui vaut même une convocation en équipe de France en 2020, peu avant que la pandémie ne freine ses ambitions internationales.
« C’était une belle expérience, ça m’a permis de voir un peu le très haut niveau, le summum. Après, le Covid est arrivé, ça a un peu tout chamboulé, mais je n’ai pas de regret, j’ai fait mon maximum », explique l’ailier.
**Un leader discret qui préfère l’exemple à la parole**
Père de trois enfants, Gabriel mène une vie simple, loin des projecteurs. Amateur de mangas et de séries Netflix, il se prépare à endosser un rôle majeur au sein du MHR, tout en restant sobre dans ses interventions.
« J’essaie de montrer l’exemple sur le terrain. Parler, je ne suis pas trop diplomate, ce n’est pas trop mon truc. J’essaye de me faire violence, parce que je sais que forcément, avec l’expérience que j’ai, la maturité et mon nombre d’années au club, on attend peut-être un peu plus de moi sur ça », admet-il avec humilité.
Sous contrat avec Montpellier jusqu’en 2029, « Gaby » reste focalisé sur son club et sa famille, sans envisager pour le moment une sélection avec le Cameroun. Son défi immédiat ? Porter son équipe face à la redoutable formation toulonnaise.







