Au tribunal judiciaire de Lyon, l’émotion était à son comble ce mercredi 21 janvier. Max Guazzini, ancien président emblématique du Stade Français et proche ami de Christophe Dominici, a été officiellement relaxé dans une affaire de diffamation.
L’homme d’affaires Samir Ben Romdhane, à l’origine d’un projet de rachat avorté en 2020 du club de Béziers (ASBH), poursuivait Guazzini pour des propos tenus dans un documentaire diffusé en 2023 sur la vie de Dominici. Pour les proches de l’ailier légendaire, ce dossier aurait précipité la fin tragique du joueur.
Dans ce documentaire, Guazzini livrait un témoignage poignant : « Il a été victime d’escrocs. Des gens lui ont fait croire qu’il était en contact avec un riche investisseur. Ils lui ont soutiré de l’argent. Ces gens-là sont responsables de sa mort, que ça soit un accident ou un suicide. Ils l’ont déstabilisé ». Ces accusations avaient valu à Guazzini une plainte et une demande de 10 000 euros de dommages et intérêts de la part de Ben Romdhane.
Le point d’orgue de l’audience fut le témoignage bouleversant de Loretta Denaro, épouse de Christophe Dominici, qui a dénoncé publiquement l’impact dévastateur de l’affaire : « Christophe a été détruit par ce dossier de reprise de l’ASBH parce qu’il a été humilié devant la France entière ».
De son côté, la défense du businessman, incarnée par Philippe Baillard, a plaidé la bonne foi, décrivant la relation avec Dominici comme « amicale » et qualifiant le joueur de « bon gars ».
Le tribunal a finalement estimé que les propos de Guazzini ne constituaient pas une diffamation avérée. Soulagé, l’ancien dirigeant parisien a exprimé sa douleur, soulignant l’enjeu humain de cette affaire : « Il y a mort d’homme dans cette histoire, ne l’oublions jamais. Moi, j’ai certes parlé d’escrocs mais sans nommer personne ».
Cette décision judiciaire met fin à un chapitre éprouvant de « l’après-Dominici », laissant désormais à ses proches la mission de perpétuer la mémoire de l’illustre ailier loin des conflits judiciaires.







