Damian Penaud exclu du début du Tournoi des Six Nations : une perte pour le XV de France, une force pour Bordeaux
La nouvelle est tombée comme un couperet dans le monde du rugby : Damian Penaud, l’ailier emblématique du XV de France et meilleur marqueur de l’histoire des Bleus avec 40 essais, ne participera pas au début du Tournoi des Six Nations. Alors que ses coéquipiers bordelais s’envolent pour Marcoussis, Penaud se retrouve mis à l’écart, une situation inédite qui surprend dans les rangs de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB).
« Ça reste le meilleur marqueur de l’équipe de France (40 essais), on ne s’y attendait pas, on a été un peu surpris, comme tout le monde », confie Nicolas Depoortere, jeune centre international et coéquipier de Penaud, dans les colonnes de L’Équipe. Mais loin de le lâcher, tout le club bordelais se mobilise autour de lui : « On est avec lui, on le soutient et on va essayer de l’accompagner pour qu’il revienne. Il a eu un contact avec le staff, il sait ce qu’il doit faire. Il a les cartes en mains, il va faire les bons choix pour revenir le plus vite possible. »
Un rendement en baisse, mais toujours un atout majeur
Si Penaud marque moins souvent cette saison, avec seulement 0,46 essai par match depuis septembre, en recul par rapport à ses standards habituels, son apport au collectif bordelais reste déterminant. Certains observateurs pointent même un changement dans son jeu, comme ce choix contre Northampton de passer le ballon plutôt que d’aller marquer en solo.
Yannick Bru, le manager de l’UBB, défend son joueur avec humour : « Damian, c’est quelqu’un d’original, il chasse toujours des trophées différents, il veut être le meilleur passeur de la Coupe des champions, c’est pour ça qu’il ne veut plus sprinter, il veut faire marquer ! » Il souligne aussi l’impact global de son ailier : « Quand on fait le bilan, il y a beaucoup plus de plus que de moins, donc merci Damian ! »
Une frustration qui peut tourner à l’avantage de Bordeaux
Malgré la mise à l’écart, l’UBB affiche sa confiance envers sa star, qu’elle a prolongée jusqu’en 2028. « Nous n’avons aucune crainte » sur sa capacité à rebondir, assure le club. Ses coéquipiers, eux, voient en cette exclusion un moteur supplémentaire : « Quand il est piqué, derrière, il peut sortir de très gros matches. Je ne suis pas inquiet pour lui », prévient Nicolas Depoortere.
Le message est clair : samedi à 14h30, le Stade Français pourrait bien faire les frais de la frustration de Damian Penaud, un prédateur déterminé à retrouver son meilleur niveau.







