Ce samedi après-midi, l’UBB a subi une nouvelle désillusion à domicile en s’inclinant face au Stade-Français Paris lors de la 15ème journée du Top 14.
À l’issue de la rencontre, le capitaine bordelais Jefferson Poirot n’a pas caché sa déception, analysant les failles de son équipe. « Il nous a manqué pas mal de choses. Une entame de match, déjà. Au courage, on revient dans la partie. Mais en deuxième mi-temps, on n’a pas réussi à sortir de notre camp. Et la touche nous fait beaucoup de mal. Il nous manque beaucoup de choses dans un match de haut niveau. On savait qu’on n’aurait pas l’énergie à 100 % (après la Coupe d’Europe). Dès l’échauffement, on n’était pas très bien. On a essayé de tirer la sonnette d’alarme, mais ça n’a pas été suffisant. La réalité de notre niveau est qu’on doit d’abord batailler pour le top 6. On doit revenir à la réalité du terrain. Très concrètement, on a grillé les cartouches pour le top 2. Notre place dans le top 6 n’est pas assurée, on va déjà essayer de lutter pour le top 4. Pour rebondir, il faudra s’engager, presque de manière excessive. »
L’ailier Pablo Uberti partage ce constat, évoquant le déficit d’énergie ressenti par le groupe. « On a manqué d’énergie. Sans vouloir se trouver d’excuses, on a lâché pas mal de jus ces deux dernières semaines (en Coupe d’Europe). On a été passif défensivement dès l’entame de match. Avec leur qualité derrière, on ne pouvait pas se le permettre. Quand on part avec 14 points de retard, c’est compliqué de revenir. On regrette d’avoir perdu ce deuxième match à domicile : on s’était fait la promesse que ça n’arriverait plus à Chaban. Mais il ne faut pas baisser la tête. »
L’UBB est désormais confrontée à la dure réalité du championnat : l’objectif du top 2 semble s’éloigner, place désormais à une lutte acharnée pour une qualification dans le top 6, voire le top 4, avec la nécessité impérative d’un surcroît d’engagement pour inverser la tendance.







