Victorieux d’un combat intense à Bordeaux-Bègles ce samedi (28-33), le Stade Français a frappé fort dès l’ouverture de la 15e journée de Top 14. En devenant seulement la deuxième équipe à s’imposer au domicile de l’UBB cette saison, les Parisiens réalisent une opération comptable majeure, célébrée avec ferveur sur le terrain et dans les vestiaires.
**Cinq essais et un bonus offensif de prestige**
Pour leur premier déplacement de l’année en championnat, les joueurs de Paul Gustard n’ont pas fait dans la demi-mesure. Ils quittent la Gironde avec une victoire pleine de panache, marquée par cinq essais réussis par Masivesi Dakuwaqa (3e), Joe Marchant (8e), Tanginoa Halaifonua (37e), Jeremy Ward (44e) et Yoan Tanga (67e), leur assurant un bonus offensif précieux.
Ce succès dans un choc entre prétendants au podium vient effacer les frustrations des défaites récentes à Clermont et Bayonne, où la défaite s’était jouée à quelques détails. « Enfin, ça tourne dans notre sens », a souligné le jeune arrière Léo Barré au micro de Canal+ Sport après la rencontre. « On est repartis bredouilles des deux derniers déplacements alors qu’on méritait plus. »
**La fin de la malédiction des « dernières actions »**
Le secret de cette victoire réside dans la constance exemplaire des Soldats Roses, capables cette fois-ci de garder leur rigueur et leur intensité jusqu’au coup de sifflet final.
Léo Barré décrypte ce tournant psychologique : « Aujourd’hui (samedi), on a tenu 80 minutes. Sur les derniers matchs, ça s’était joué sur les dernières actions. Cet après-midi, il y avait le bon rebond, les bonnes décisions aux bons endroits, c’est ça qui nous a donné les 4 points. »
Cette efficacité clinique marque un véritable tournant pour le Stade Français, qui ne se contente plus des maigres bonus défensifs récoltés lors de ses quatre derniers déplacements.
**Louis Carbonel : « Ça conjure un peu le sort »**
En infligeant à l’UBB sa deuxième défaite à domicile cette saison — une prouesse jusque-là réalisée uniquement par la Section Paloise — Paris consolide sa troisième place au classement et affirme son statut de candidat crédible pour les phases finales. Pour l’ouvreur Louis Carbonel, le soulagement est énorme : « Ça fait vraiment plaisir. On était vraiment très proches lors des deux dernières sorties à Bayonne et à Clermont. J’ai cru que ça allait se répéter et que c’était le thème de cette année. Je suis content qu’on finisse comme ça, ça conjure un peu le sort. »
Grâce à cette prestation de référence, le Stade Français démontre qu’il a les épaules pour rivaliser avec les meilleurs, lançant un signal fort à ses concurrents à l’entrée du sprint final.






