Le Racing 92 a frôlé la défaite ce samedi après-midi à l’Arena face au LOU Rugby, en décrochant une victoire acquise sur le fil grâce à une pénalité tardive.
Au terme de la rencontre, Patrice Collazo, manager du Racing 92, a livré son analyse à Midi Olympique, soulignant la difficulté du match et la ténacité de son équipe.
« Ça fait quatre points et l’important, c’est de gagner. Même si notre force est collective, la première mi-temps a cette fois-ci été très individuelle. Peut-être parce que l’effectif avait beaucoup tourné pendant la Challenge Cup. Les Lyonnais ont en tout cas senti qu’ils pouvaient scorer très vite sur cette pelouse et nous ont fait douter, grâce à leurs facteurs X. Toujours est-il qu’en termes de caractère, on a répondu présents en fin de match », a expliqué le technicien francilien.
Inquiet à un moment charnière de la partie, Collazo a même cru que son équipe allait encaisser un véritable déluge de points. « Au moment où le numéro 8 du Lou Sam Simmonds prend le ballon et fait quatre-vingts mètres, j’ai dit à Fred Michalak : “On va en prendre quarante”. Pourtant, le banc nous a alors permis de nous retrouver collectivement. Les mecs ont généré de l’avancée collective dans l’axe du terrain, ce qui a mis les Lyonnais en difficulté. En somme, on aurait pu être résignés mais on a été résilients. »
Du côté des joueurs, Taniela Tupou, auteur d’un doublé, a mis en avant l’importance du collectif. « Ce qu’il faut regarder, aussi, ce sont les quatre ou cinq mecs qui touchent le ballon avant lui. Taniela conclut, oui. Il a aussi pris les ballons loin de la ligne et nous a toujours fait avancer. […] Le rugby peut être très simple, quand on se retrouve en ordre de marche collective et on ne peut pas s’exposer comme on l’a fait en première période : il n’y avait pas un ruck propre, le ballon sortait de tous les côtés. Le coaching a permis de mettre chaque chose à sa place. »
Interrogé sur la sortie prématurée d’Ugo Seunes, Collazo a refusé de voir un joueur en difficulté. « Non, pas du tout. En revanche, quand il est entré à nouveau en fin de match, il a été très bon : il a trouvé une pénaltouche, il a été bon sous les ballons hauts… En clair, il n’y a pas débat sur Antoine Gibert. Il n’y a pas débat, non plus, sur Ugo Seunes. »
Enfin, le manager a évoqué le futur départ du Racing de l’Arena, prévu pour décembre 2026, soulignant l’ambiance spéciale de ce stade. « On a déjà été capables de faire des matchs solides, à l’Arena. Mais c’est un terrain énergivore. Tout y va très vite et si on joue loin les uns des autres, ça demande des efforts. Mais je vais vous dire quelque chose : l’Arena, il faut qu’on en profite. C’est un truc hors-normes et c’est quand on n’y sera plus (à partir de décembre 2026, N.D.L.R.) qu’on s’en rendra compte. »







