L’invincibilité de l’Aviron Bayonnais à domicile s’est brusquement arrêtée ce samedi soir, mettant fin à une série impressionnante de 21 matchs sans défaite à Jean-Dauger. Face au Castres Olympique, les Basques ont concédé une défaite serrée sur le score de 10 à 13.
Mais ce n’est pas uniquement le résultat qui fait débat au Pays Basque, c’est surtout la dernière minute de jeu qui cristallise toutes les discussions. Deux décisions arbitrales de M. Rousselet, prises dans les toutes dernières secondes, ont suscité la controverse et auraient pu inverser le cours du match.
**80’10 : L’en-avant contesté**
Alors que le temps réglementaire était dépassé, Bayonne tentait un dernier assaut. Sur une passe sautée de Joris Segonds vers Yohan Orabe, le ballon touche le sol avant que Mateo Carreras inscrive un essai. L’arbitre stoppe immédiatement l’action pour un en-avant bayonnais.
Au ralenti, cependant, l’interprétation de la passe de Jérémy Fernandez, demi de mêlée castrais, qui semble rabattre le ballon vers son propre camp, soulève des doutes. Malgré l’examen vidéo, M. Rousselet confirme sa décision.
Le capitaine bayonnais Arthur Iturria a choisi la diplomatie face à la polémique : « C’est toujours délicat d’aller contre l’avis de l’arbitre. J’ai l’impression que c’est le Castrais qui le ramène. L’arbitre a l’impression que c’est l’inverse. Je ne crie pas au scandale du tout. Je re-regarderai l’action. L’erreur est humaine. »
**80’30 : Essai refusé et coup de sifflet final**
Vingt secondes plus tard, c’est un nouveau coup de théâtre. Rodrigo Bruni s’effondre dans l’en-but adverse, clamant un essai valable. Le ballon semble pourtant encore disponible, et Baptiste Germain s’apprête à le jouer, lorsque l’arbitre met brutalement fin au match sans consulter la vidéo. Une décision lourde de conséquences, qui prive Bayonne d’un ultime espoir de revenir au score.
« Rodrigo me dit qu’il marque, l’arbitre me dit l’inverse, donc on ne peut pas savoir », déplore Iturria.
**L’autocritique du capitaine**
Malgré la forte déception, le capitaine bayonnais refuse de pointer uniquement l’arbitrage du doigt pour expliquer ce revers historique.
« Ce n’est pas là qu’on perd le match. On s’est réveillés les cinq dernières minutes et ça, ça ne peut pas fonctionner », affirme-t-il, conscient que le mal était fait bien avant ces instants cruciaux.
En s’inclinant de trois petits points, l’Aviron Bayonnais doit désormais assumer les conséquences, tant au classement qu’au moral, d’une forteresse Jean-Dauger qui n’est plus inviolable.







