Ce samedi soir, la Section Paloise a subi une lourde défaite face au Stade Toulousain, lors de la 15e journée du Top 14 à Ernest-Wallon. Totalement dominés, les Béarnais n’ont pas réussi à rivaliser avec la puissance et la maîtrise affichées par les Toulousains.
Interrogé par Sud-Ouest, le manager paloise Sébastien Piqueronies a exprimé toute sa déception tout en reconnaissant la supériorité du club de la Ville Rose, installé en leader incontesté de la compétition depuis plusieurs saisons.
« On a vu un très bon match de Top 14, c’est le point positif. Pour nous, c’était 80 minutes d’apprentissage du haut niveau. Il y avait une équipe très réaliste, forte sur ses bases, et ce n’était pas nous. Je suis déçu par rapport à l’investissement de mes hommes. On y a mis beaucoup de cœur, on se rapproche de la ligne mais on n’est pas assez réalistes. »
Il souligne également l’impact des ballons portés dans la défaite paloise :
« Même si Toulouse mettra des trempes à d’autres, le score aurait été moins difficile à digérer. Les ballons portés nous ont fait très mal, on s’y était préparés, mais force est de constater qu’il y a de l’écart. En Top 14, face à des paquets denses, il faut être plus réguliers, plus consistants. Cela fait plusieurs années que Toulouse roule sur tout le monde quand il le décide. Cela ne date pas de cette année. »
Le deuxième ligne Jimi Maximin partage également un regard lucide sur ce revers :
« On n’est pas au niveau sur les ballons portés. On se fait traverser. Mais il y a du positif, on a su aller dans leurs 22 mètres, marquer des essais. On garde la tête haute. On sait que venir à Toulouse, face à sa grosse équipe, nous permet de nous jauger. C’est plus encourageant que décourageant, on voit ce qui est mieux fait, même si on espérait moins d’écart. On n’est pas découragé, on a envie d’aller plus haut. Ça fait toujours mal à la tête, mais ce n’est pas pour ça qu’on va la baisser. »
Enfin, le demi-de-mêlée paloise Thomas Souverbie résume l’état d’esprit de son équipe :
« Bien sûr que ça pique, l’addition est lourde face à une équipe très clinique. On est en apprentissage, même si ça fait mal, on va retenir le positif. On a scoré pas mal de fois, quand on tenait le ballon on était plutôt dominant. Dans l’état d’esprit, on a continué à jouer notre rugby. À la mi-temps, on s’est dit qu’on allait reprendre le match comme si cela faisait 0-0, en repartant avec le même état d’esprit. »
Il rappelle aussi la constance du club toulousain :
« Chaque saison, Toulouse est au top, c’est hyper rodé, il n’y a pas de fautes de main et sur les basiques du jeu, ils sont très forts. Le Stade Toulousain reste le Stade Toulousain. Quand ils ont un momentum, ils épuisent. Ils sont très bons là-dessus. »
Face à la redoutable machine toulousaine, la Section Paloise doit désormais tirer les leçons de cette rencontre et relever la tête pour retrouver sa compétitivité dans ce championnat d’élite.







