Le « tremblement de terre » est arrivé. Invaincu à domicile en championnat depuis un an et demi, l’Aviron Bayonnais a vu sa série de 21 victoires consécutives s’achever ce samedi soir face au Castres Olympique (10-13).
Cette défaite fragilise non seulement la position du club au classement, mais ravive aussi les tensions au sein de l’organigramme sportif.
### La fin de la « petite étoile »
Pour le capitaine Arthur Iturria, ce revers est avant tout une leçon d’humilité. Alors que les Basques s’étaient habitués aux exploits héroïques devant leur public, cette fois-ci, la magie n’a pas opéré.
« La petite étoile qu’on a au-dessus de Jean-Dauger, forcément, allait tomber un jour », a confié le troisième ligne à Sud-Ouest après la rencontre. « Quand tu ne maîtrises pas un match de rugby, il n’y a pas toujours un essai à la 80e minute pour te sauver. Ce soir, ça ne nous a pas sauvés. On prend une belle claque. »
### Le spectre d’une réorganisation interne
Au-delà du terrain, c’est l’avenir du staff qui préoccupe. Depuis la lourde défaite à Montpellier (62-22) en janvier, le président Philippe Tayeb a initié des changements, notamment avec l’arrivée de Jean Monribot pour renforcer le secteur de la touche.
Parallèlement, les rumeurs autour d’une implication plus directe de Laurent Travers dans la gestion sportive restent d’actualité, alimentées par les déclarations passées du dirigeant.
Face à cette instabilité latente, Arthur Iturria prône la prudence et la continuité afin de préserver l’unité du vestiaire : « J’espère qu’il n’y en aura pas (des conséquences en interne). Parce que ce ne serait peut-être pas la meilleure manière de pouvoir finir la saison. Ça bouleverse la sérénité d’un groupe quand même. Donc j’espère qu’il n’y en aura pas. Après, je ne suis pas à la place des dirigeants. »
### L’unité, seul remède à la crise
Alors que Bayonne recule au classement, le message du capitaine est limpide : multiplier les changements hiérarchiques risquerait d’être contre-productif dans la dernière ligne droite.
Pour l’Aviron, le défi des prochains jours sera de digérer cette « claque » sans laisser le séisme s’étendre jusqu’au bureau du président, au risque de compromettre irrémédiablement la fin de saison.







