À moins de dix jours du choc contre l’Irlande (5 février), la situation s’assombrit pour le XV de France. Après le forfait de Thibaud Flament, deux piliers essentiels du dispositif de Fabien Galthié ont été touchés dimanche lors de la défaite de La Rochelle à Clermont (32-27), jetant une ombre inquiétante sur la préparation du Tournoi des Six Nations.
Uini Atonio, pilier droit incontournable et colosse de 142 kg, a dû interrompre son échauffement au stade Marcel-Michelin, souffrant d’une vive douleur intercostale lors d’une mêlée. “Si la déchirure se confirme, son absence pour l’ouverture du Tournoi est une certitude.” De son côté, Paul Boudehent, touché au dos, n’a pas pu revenir en seconde période. Le troisième ligne international, fort de 17 sélections, inquiète désormais le staff rochelais et les sélectionneurs, d’autant que son retour au rassemblement de lundi semble compromis.
Cette double inquiétude fragilise un secteur clé, et Fabien Galthié, déjà avec Régis Montagne, Dorian Aldegheri et Tevita Tatafu dans sa liste de 42, doit rapidement envisager des solutions pour renforcer la première ligne tricolore.
Plusieurs options se profilent pour pallier l’absence probable d’Atonio. Thomas Laclayat (Pau), en pleine progression, pourrait saisir sa chance après un week-end marqué par un essai malgré la défaite contre Toulouse. Déjà dans les plans de Galthié en novembre, il apparaît comme l’alternative naturelle. George-Henri Colombe (Toulouse), auteur d’un essai d’anthologie signé d’une puissance impressionnante face à Pau, se présente également comme un candidat sérieux. Par ailleurs, les « revenants » Demba Bamba (Racing 92) et Emerick Setiano (Bayonne), forts d’une solide expérience au plus haut niveau, sont évoqués pour renforcer le groupe. Sans oublier Dany Priso (Toulon), capable d’évoluer sur les deux côtés de la mêlée et qui pourrait offrir une solution supplémentaire.
Le temps presse pour le staff tricolore. Alors que les joueurs se retrouvent ce lundi matin au Centre National du Rugby, l’équipe médicale doit agir sans délai. “Sans Atonio, c’est tout l’équilibre de la mêlée française face aux piliers irlandais qu’il faudra réinventer.” La mêlée, bastion traditionnel des Bleus, se retrouve ainsi au cœur d’une urgence cruciale, à moins de dix jours d’un premier rendez-vous capital.







