Le miracle bayonnais s’est arrêté net ce samedi 24 janvier. Après plus d’un an et demi sans défaite à Jean-Dauger, l’Aviron a finalement cédé face à son « bête noire », le Castres Olympique (10-13). Dans une ambiance survoltée, les Tarnais ont réédité leur exploit de juin 2024, grâce à une défense héroïque.
« Elle nous pendait au nez » : la fin d’une ère pour l’Aviron
Le capitaine bayonnais Arthur Iturria savait que la chance ne pouvait pas durer éternellement. Habituée à arracher la victoire sur le fil dans les dernières minutes, l’équipe locale s’est heurtée cette fois à un mur bleu et blanc infranchissable. Pendant quatre longues minutes de temps additionnel, les Castrais ont tenu bon sur leur ligne d’en-but.
« C’était très stressant parce qu’on était coutumiers du fait de perdre à l’extérieur dans les cinq dernières minutes », confiait le demi de mêlée castrais Jérémy Fernandez après la rencontre.
Le « cierge » de Xavier Sadourny et le sacrifice de Vargas
Le manager castrais Xavier Sadourny a vécu ces instants cruciaux avec une tension extrême, surtout face à la puissance des Bayonnais Tevita Tatafu et Rodrigo Bruni, lancés à cinq mètres de la ligne.
« Je croise les doigts, je ferme les yeux et j’attends que ça passe. Si j’avais pu aller mettre un cierge, j’y serais allé ! », a-t-il déclaré à La Dépêche.
Le tournant du match est survenu avec la sortie sur civière d’Adam Vargas, sérieusement touché au genou droit. Loin de démoraliser les Castrais, ce coup dur les a au contraire galvanisés. « Ça nous a galvanisés. Dans le regard de tous, on voyait ce désir de victoire », souligne Fernandez.
Une fin de match entachée de polémiques
Si Castres a exulté son exploit, Bayonne n’a pas digéré certaines décisions arbitrales contestées à chaud. Deux faits de jeu ont particulièrement animé le débat :
– L’essai refusé à Orabé à la 79e minute, où le ballon semblait avoir été touché en dernier par le Castrais Fernandez, annulant l’en-avant sifflé contre Bayonne.
– Le ballon enterré à la 82e minute : Rodrigo Bruni assure avoir aplati sur la ligne, tandis que le staff basque réclamait une vérification vidéo restée sans réponse.
« Si le ballon est injouable, il faut vérifier », a pesté Grégory Patat, incapable de faire changer la décision.
Castres, maître du réalisme ce samedi, relance ainsi la course au Top 6, tandis que Bayonne doit désormais digérer la fin de son invincibilité légendaire.







