Le sélectionneur du XV de France, Fabien Galthié, s’est confié en détail dans une interview accordée à Midi Olympique, où il explique les raisons de son choix de ne pas retenir Penaud, Fickou et Alldritt pour le prochain match contre l’Irlande.
Assumant pleinement sa décision, il déclare : « C’est difficile mais c’est notre travail. La liste que nous avons sortie la semaine dernière, elle est le fruit de trois semaines de travail intense. On prend en compte les joueurs blessés, l’équilibre de l’équipe, l’émulation. Mais cette sélection est une photo à “l’instant T”, une équipe pour un match. Au début de mon mandat, j’avais choisi le conservatisme pour créer de l’expérience collective dans l’équipe de France. Après six ans de vie commune, il est temps de trouver une évolution entre ce conservatisme et l’innovation. »
Pour Galthié, les jeunes doivent également être intégrés, illustrant son propos avec l’exemple de Louis Bielle-Biarrey : « Il y a deux saisons, qui connaissait Louis Bielle-Biarrey ? Peu de monde. Il faut donc donner la chance à nos jeunes joueurs les plus talentueux de porter le maillot. Ils méritent d’être vus et revus. Parce que l’équipe de France a aussi besoin de sang frais. »
Conscient du risque pris, le sélectionneur rappelle la précarité de la place en équipe nationale : « Bien sûr. Mais la première chose que sait un joueur du XV de France, c’est qu’il n’est pas installé. Personne ne croit qu’il va être appelé à chaque rassemblement. Pour parler de ma propre expérience, j’ai toujours su que la sélection, c’était à court terme. En clair, on aurait pu rester sur le groupe ayant remporté le Tournoi des 6 Nations 2025 mais nous avons aussi choisi d’innover. »
Enfin, il indique qu’il a déjà une idée assez précise de la composition pour affronter l’Irlande, tout en soulignant la complexité de la tâche : « En partie. Maintenant, il y a challenge autour de vingt-huit joueurs. […] Vous savez, ce Tournoi est tellement beau, tellement difficile. Chaque match a sa propre histoire. […] Je suis tellement content d’être là, à Édimbourg, au milieu des plus grands coachs de la compétition. Comme dirait Socrate, “qu’est-ce que tu veux de plus quand tu aimes le rugby ?” »







