La retraite prématurée d’Uini Atonio crée un vide considérable dans la première ligne tricolore. À quelques années de la Coupe du monde 2027, le staff de Fabien Galthié est confronté à une mission délicate : trouver le remplaçant du pilier droit emblématique du XV de France.
### L’impossible double d’un joueur hors norme
À 35 ans, Atonio défiait le temps et les standards physiques du poste. William Servat, co-entraîneur chargé de la conquête, le soulignait sans détour : « À son âge, il a parfois plus de fraîcheur qu’un mec de 26 ans ». Cette longévité exceptionnelle illustre la rareté d’un joueur alliant expérience, puissance et endurance au plus haut niveau.
Si plusieurs noms circulent pour assurer sa succession, aucun ne semble encore capable d’assumer pleinement ce rôle de pilier droit à l’échelle internationale.
### Régis Montagne en tête de liste
Pour le prochain choc contre l’Irlande, c’est le Clermontois Régis Montagne qui devrait hériter du numéro 3. Derrière lui, plusieurs options existent : Aldegheri, Colombe, Tatafu, ou encore les plus expérimentés Slimani, Laclayat, Bamba et Mallez. Mais la véritable interrogation porte sur la qualité de la formation française à ce poste clé.
Thierry Savio, spécialiste de la première ligne au Stade Toulousain, dénonce un problème structurel dans la détection et l’orientation des jeunes talents : « C’est un poste où le physique est vraiment déterminant. Le problème, en France, c’est que quand on a un gamin de la taille d’Atonio, on en fait un 8 ou un deuxième-ligne de soutien. Combien de ces mecs-là font une carrière en Pro D2 alors qu’ils auraient pu faire de très bons n° 3 ? Posolo Tuilagi, par exemple, c’est un gamin qui devrait jouer pilier droit. »
### Un changement de poste refusé
Pourtant, selon les dernières informations, Posolo Tuilagi, actuel deuxième ligne de l’USAP, ne semble pas disposé à opérer ce changement de poste crucial. Cette situation complique encore davantage la quête d’un nouveau pilier droit capable de succéder au pilier légendaire qu’était Atonio.
Le défi est lancé : trouver un « taulier » capable de porter la première ligne française vers de nouveaux sommets, alors que l’heure tourne en direction de la Coupe du monde.







