Alors que l’Union Bordeaux-Bègles traverse une phase cruciale de sa saison en Top 14, à la sixième place, un joueur incarne la résilience girondine : Boris Palu. Arrivé l’été dernier en provenance du Racing 92, ce deuxième ligne de 30 ans est le seul membre de l’effectif à avoir disputé l’intégralité des 19 rencontres de la saison.
Surnommé « Le marathonien de l’UBB », Palu cumule 4 matchs de Champions Cup et 15 de Top 14, une charge qui commence à peser. Pourtant, il préfère souligner son rôle central dans l’équipe. « Je l’ai encore eu au téléphone tout à l’heure, il m’a dit de m’accrocher pour Montauban, après il y a une pause », confie-t-il à Sud-Ouest, évoquant son coéquipier Cameron Woki. « Dans l’idéal, le staff aurait fait tourner mais avec les blessures (Coleman, Cazeaux, Bochaton, Gazzotti) et l’impératif de points à cause des matchs moins bons, on doit se rattraper. Après, on en rigole un peu et je préfère cette fatigue-là que d’arriver dans un club et ne pas jouer. »
Cette régularité impressionnante lui a rapidement valu le respect d’un vestiaire champion d’Europe. Damian Penaud lui a même dit : « Franchement chapeau, je ne sais pas comment tu fais ! » Pour Palu, cette assiduité est sa meilleure carte de visite : « Maintenant, quand je dis quelque chose sur la touche par exemple, on m’écoute un peu plus que si je ne jouais que de temps en temps. »
Malgré une dernière sélection en équipe de France remontant à 2020, ses performances lui donnent des ambitions renouvelées. « Quand on fait des bonnes performances dans ton club qui joue la Coupe d’Europe, tu te dis : pourquoi pas », confie-t-il avec humilité. Plus largement, Palu souligne la force collective de l’UBB : « Tout le monde joue à son plus haut niveau ensemble et c’est le signe d’une équipe qui sait où elle veut aller. »
Si l’absence de cadres comme Romain Jalibert ou Baptiste Lucu se fait sentir, Palu reste confiant dans la profondeur de l’effectif pour affronter les doublons : « On travaille quotidiennement pour donner le meilleur. Mais je pense que la comparaison sera compliquée pour n’importe quel joueur qui remplace un Matthieu Jalibert par exemple. Avec le jeu qu’il a affiché depuis le début de saison, c’est du très haut niveau. Mais je ne suis pas inquiet non plus, Martin Page-Relo a parfaitement pris le relais de Max. À l’ouverture, Joe (Carbery) a l’expérience internationale. Il y a toujours des solutions. »
Face aux défis et aux absences, Boris Palu symbolise la ténacité et l’unité d’une équipe bordelaise déterminée à poursuivre sa route en haut du classement.







