L’image est puissante et symbolise la fin d’un long calvaire pour Pierre-Louis Barassi. Samedi soir, dans l’ambiance bouillonnante du stade Ernest-Wallon, le centre du Stade Toulousain a laissé éclater une joie intense et sincère.
Absent des terrains depuis deux mois et demi en raison d’une commotion cérébrale survenue avec le XV de France face aux Fidji le 15 novembre dernier, Barassi a parfaitement réussi son retour. Entré à l’heure de jeu, il n’a eu besoin que de dix minutes pour inscrire l’essai du break (60e), libérant ainsi son équipe jusque-là bousculée par des Bayonnais valeureux (31-10).
« C’était bien plus qu’un simple essai de Championnat. En franchissant la ligne, Barassi a évacué des semaines de frustration et d’incertitude liées aux protocoles médicaux. Sa célébration, digne d’un titre de champion, et sa complicité avec Paul Graou au coup de sifflet final témoignent de l’importance de ce retour pour le vestiaire haut-garonnais », souligne L’Équipe.
Le retour de l’international coïncide avec la période de domination totale du Stade Toulousain. En participant activement aux trente dernières minutes, les plus abouties de son équipe, Barassi a prouvé qu’il n’avait rien perdu de sa gouaille ni de son sens du timing. Sa présence offre une munition précieuse à un effectif déjà bien garni, qui savoure le retour d’un élément capable de décider d’une rencontre en une accélération.
Midi Olympique ne s’y trompe pas en le plaçant parmi les Tops de la rencontre :
« La première bonne nouvelle de la semaine, c’était de voir Pierre-Louis Barassi reprendre enfin l’entraînement à 100 %. Absent pendant deux mois et demi, après une commotion cérébrale subie avec le XV de France contre les Fidji en novembre, le trois-quarts centre international a reçu le feu vert pour un retour à la compétition. Sur le banc au coup d’envoi, il est entré en jeu à la 50e minute. Et quelle entrée ! Placé à un poste d’ailier auquel il évolue de temps en temps, il s’est offert une magnifique percée à l’heure de jeu. Moins de deux minutes plus tard, il aplatissait l’essai du break au bout d’une nouvelle action personnelle de grande classe. Pas de doute, il est déjà en forme. »







