Le choc de Fédérale 1 entre le Nissa Rugby et Niort restera marqué autant par son intensité sportive que par une polémique hors du terrain. Lors de la rencontre remportée 24-17 par les Azuréens, une salle de vie du stade Marcel-Volot a été retrouvée saccagée peu après le coup de sifflet final.
Chaises renversées, tables brisées, matériel audiovisuel endommagé : les dégâts sont considérables. Si la direction niçoise accuse certains joueurs niortais d’être responsables, le club des Deux-Sèvres dément catégoriquement ces allégations, provoquant une vive tension entre les deux états-majors.
Face aux soupçons, Gilbert Nasarre, président de Niort, est monté au créneau pour défendre l’honneur de son équipe. “Que ce soit les joueurs comme le staff, tout le monde dément formellement. J’attends des éléments de preuve. Je trouve que ces accusations sont un peu prématurées,” a-t-il déclaré, selon Midi Olympique.
Sûr de l’intégrité de ses hommes, il précise néanmoins qu’il prendra ses responsabilités si la culpabilité de ses joueurs est établie par la vidéosurveillance : “J’attends la suite assez sereinement. Si ce sont vraiment des membres de mon effectif qui ont dérapé, je gérerai ça en interne. Sans aucun problème.”
Cette affaire s’inscrit dans un contexte tendu, qualifié de « guerre froide » entre Nice et Niort depuis le match aller. Entre provocations sur les terrains d’entraînement et réceptions d’après-match jugées insuffisantes, les différends s’accumulent et transforment chaque rencontre en véritable contentieux.
Gilbert Nasarre revient notamment sur les quiproquos logistiques lors du match aller, susceptibles d’avoir attisé les tensions : “Ils devaient prendre un avion rapidement après le match. Ils avaient donc eu des sandwichs pour manger rapidement et partir.”
L’enquête de police ouverte vise à identifier formellement les auteurs des dégradations. Les images des caméras de surveillance situées près de la salle vandalisée seront déterminantes. Il s’agira aussi de savoir si ces actes sont une réaction à la “collation maigre” servie par les Niçois, perçue comme une revanche pour le match aller.
Une certitude : le duel entre les Maralpins et les Deux-Sévriens est loin d’avoir livré tous ses secrets et promet encore des rebondissements.







