À cinq jours du coup d’envoi du Tournoi des 6 Nations, Baptiste Serin affiche clairement les ambitions du XV de France. Invité ce dimanche de Bartoli Time sur RMC, le demi de mêlée des Bleus a confirmé la volonté de son équipe de conserver son titre, tout en envoyant un signal fort à un an et demi de la Coupe du monde 2027.
Tenant du titre et bénéficiant d’un calendrier favorable, le XV de France aborde la compétition en favori. Mais attention au dernier rendez-vous face à l’Angleterre au Stade de France, adversaire toujours redoutable, même si les Anglais ne figurent qu’à la cinquième place mondiale et troisième en Europe. La France, elle, vise un deuxième sacre consécutif auquel elle n’a plus goûté depuis deux décennies.
« Quand on gagne quelque chose, on est vite considéré comme favori. Mais il y a des gros morceaux », avertit Baptiste Serin. « Tout le monde sait que le Tournoi des 6 Nations est une compétition très relevée. Maintenant on se prépare aussi pour reprendre ce titre. Il y a un des plus gros morceaux qui arrive direct. Il faudra qu’on soit prêt. On se prépare fort, on s’entraîne dur. Le premier test sera jeudi soir, il faudra répondre présent. »
Ce premier test, c’est l’Irlande, que les Bleus affrontent exceptionnellement jeudi 5 février – un décalage lié à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver le lendemain. Les Irlandais, humiliés à domicile l’an dernier (42-27), veulent prendre leur revanche. Serin insiste sur l’importance de ce choc inaugural : « Il faut surtout être très concentré sur le premier match parce qu’il peut te donner le ton du Tournoi. Si tu gagnes ce match contre un des concurrents les plus directs, il te met sur une bonne dynamique. Il y aura des déplacements où il faudra les gagner même si le pays de Galles est un peu moins bien. Il n’y a pas de match simple dans le Tournoi des 6 Nations. En Écosse aussi, ça va être compliqué. En Écosse, ce n’est pas une équipe qui nous a réussi à chaque fois. Contre l’Italie il y a deux ans, on a fait un match moyen. Il faudra performer à chaque fois. Le Tournoi des 6 Nations est un petit sprint où il faut être à chaque fois à 100 %. »
De retour dans le groupe France pour la première fois depuis juillet 2024, en Argentine, le Toulonnais « s’accroche au maillot » bleu, conscient de la rude concurrence à son poste, notamment avec le capitaine Antoine Dupont ou Maxime Lucu, absent cette fois. Un vivier conséquent qui a poussé le sélectionneur Fabien Galthié à trancher fort, en écartant certains cadres comme Gaël Fickou, Grégory Alldritt ou Damian Penaud.
« C’est un peu bizarre, mais à la fois ça montre aussi que rien n’est gagné pour personne. Ça ouvre des portes aux plus jeunes qui matchent et qui font de très bonnes performances en club », remarque Serin. « Comme l’a dit Fabien, la porte n’est pas fermée non plus pour eux. L’équipe de France est un groupe, il y aura aussi besoin de fraîcheur avec des jeunes, mais il y aura aussi besoin de leaders pour être champion du monde peut-être dans quelques temps. Comme l’a dit Fabien, la porte n’est fermée à personne mais c’est juste une décision sur le moment. »
Avec ce mélange d’expérience et de jeunesse, le XV de France entame un Tournoi des 6 Nations 2026 sous haute tension. Le coup d’envoi sera donné jeudi, avec un premier défi de taille face à une Irlande revancharde.
(Source : RMC Sport)







