Le président de l’USAP, François Rivière, s’est livré sans détour lors de l’émission 100% USAP diffusée par Ici Roussillon, au lendemain de la défaite subie contre le Racing 92 lors de la 16e journée du Top 14.
Face à ce revers à l’Arena, il avoue une grande frustration et des regrets : « Il y a des regrets, de la frustration, de la déception. Quand on démarre mal un match en prenant deux essais dans les cinq premières minutes et quand on démarre mal la deuxième mi-temps… Ces deux entames nous coûtent le match. Il faut que l’on apprenne et que l’on croit en nos forces. Laurent Labit a très bien parlé aux joueurs dans le vestiaire et le chemin qu’il nous reste à faire pour maîtriser ce genre de matches. On n’a pas suffisamment maitrisé ce match et il y avait la place pour le gagner. »
Malgré un effectif réduit et un déplacement loin d’être évident, Rivière souligne aussi un point positif : « Le Racing avait tout son effectif contrairement à nous. Ils étaient moins impactés que nous. C’était à l’extérieur. C’est le verre à moitié vide. Le verre à moitié plein : l’USAP prend du plaisir à jouer avec de la confiance. Le groupe a réappris une solidarité et je n’avais plus vu cela depuis longtemps en tant que président. »
Désormais, l’attention se tourne vers la préparation de l’« access match », ce rendez-vous décisif qui ouvrira la porte des phases finales : « Pour moi, c’est l’access match à coup sûr ! Tout va se jouer sur un access match. Au moins, l’avantage, c’est que l’on va le préparer dans nos têtes et c’est très important la préparation mentale pour ce type de match à un coup. C’est ce que j’ai dit à Laurent Labit dimanche. Au moins, on sait qu’on doit se concentrer sur l’access match. »
Le président insiste sur la nécessité d’aborder les dix dernières rencontres avec sérieux : « Il faut tout jouer. On n’aura pas de sujet de remplissage car de très beaux matches s’annoncent à Aimé-Giral et nous devons donc être très performant jusqu’à la fin du championnat pour remporter l’access match. Donc on va se battre pour les dix derniers matches de la saison. C’est très important pour nous. »
Sur la question épineuse des polémiques arbitrales, François Rivière fait preuve de lucidité. Il reconnaît les efforts accomplis par la Ligue Nationale de Rugby : « Ce qu’il faut bien savoir, c’est qu’on ne revient jamais sur le résultat d’un match. C’est la règle. Et c’est peut-être rassurant car il faut savoir mettre un point. Beaucoup d’efforts ont été faits du côté de la Ligue avec les arbitres Fédéraux pour essayer de leur apporter du confort d’intervention et pour comprendre des règles qui deviennent de plus en plus compliquées. Je trouve que la vidéo a quand même apporté une objectivité importante. Regardez le nombre d’actions qui sont confirmées ou infirmées par la vidéo. L’arbitrage c’est comme le vent ou la pluie sur une saison : ça s’équilibre. »
Il souligne aussi la patience des arbitres, parfois confrontés à des comportements virulents sur le bord du terrain : « Le grand patron des arbitres est un Catalan : c’est Raynal. Il me dit à chaque fois qu’après un match, en fonction d’un match, il se fait incendier par la moitié de mes collègues qui sont tous mécontents. Moi, je trouve les arbitres très patients par rapport à l’attitude des coaches du Racing 92 en bord de touche. Ils se font hurler dessus pendant une grosse partie du match. »
Enfin, François Rivière appelle à une remise à plat concernant la gestion des hors-jeu, particulièrement dans l’enceinte d’Aimé-Giral : « Les hors-jeu m’interpellent. Souvent à Aimé-Giral, les hors-jeu ne sont pas suffisamment sanctionnés par les juges de touche. Ils devraient être là pour soulever leur drapeau et aider l’arbitre central. Il faut rediscuter de ce point avec les arbitres. »







