Le président de l’USAP, François Rivière, s’est livré sans détours dans l’émission 100% USAP diffusée par ICI Roussillon. Il y a notamment évoqué les coulisses du départ de Franck Azéma et l’arrivée de Laurent Labit à la tête de l’équipe.
François Rivière a justifié ce changement radical, expliquant que le club était face à une impasse sportive qui pesait aussi sur le moral des supporters et partenaires. « Quand vous voyez que vos collaborateurs n’ont plus de solution dans le sport et que le public et les partenaires commencent à mettre le pouce vers le bas, vous êtes obligés de prendre une décision de modification radicale de la structure. Je ne l’avais pas fait il y a 12 ans avec Marc Delpoux qui nous avait conduit doucement vers la Pro D2. Jacky Lorenzetti m’avait dit après la défaite face au Racing que je devais changer mes coaches. Je n’avais pas appris suffisamment comme je l’ai appris depuis 10 ans. C’est une méthode différente. Il était indispensable de remettre dans ce vestiaire une réorganisation du travail. »
Selon lui, la clé du renouveau passe par le style de management de Laurent Labit. « Laurent Labit parle plus que son prédécesseur et il explique exactement aux joueurs ce qu’il veut. Il dit rapidement aux joueurs s’ils vont jouer ou pas. Avec Laurent Labit, il n’y a pas d’aléa dans les compositions d’équipe. Il dit tout aux joueurs. Et avec ses adjoints, il a monté le curseur aux entraînements. Je vois encore trop de ballons tombés et d’en-avants, de petites fautes en touche. Des sujets pas suffisamment maîtrisés encore. Laurent Labit en est conscient et il a beaucoup changé le contexte et l’organisation des entraînements. Il faut continuer à mettre la pression là-dessus. »
Le président insiste également sur la relation plus transparente et exigeante instaurée par le nouvel entraîneur. « Samedi soir, les joueurs voulaient boire un verre après le match, il leur a dit “oui” mais il leur a rappelé qu’on avait perdu le match et que la route était encore longue. Il ne voulait pas qu’ils fassent les idiots. Les joueurs ont tenu parole à ma connaissance. Il a une relation avec les joueurs qui est beaucoup plus transparente et sincère. Pour la reprise de certains joueurs dans les 15 jours qui viennent, il a posé les objectifs de chacun et c’est très bien pour le groupe. C’est vraiment une méthode de travail. »
Avec ce changement de cap, l’USAP espère enfin redresser la barre et retrouver son lustre d’antan.







