L’absence de Uini Atonio frappe le XV de France bien au-delà du simple plan technique. Le « colosse de La Rochelle » était un pilier incontournable, mais aussi un véritable pilier humain pour l’ensemble du groupe.
**Le pilier du vestiaire**
Dans le rugby, le poste de pilier droit est l’un des plus exigeants et méconnus. Avec ses 145 kg, Atonio incarnait la solidité et la puissance sur laquelle toute la mêlée tricolore s’appuyait. Mais ce qui impressionnait autant que sa force, c’était son état d’esprit. Fabien Galthié ne l’a pas caché : il était celui qui « montrait le chemin à suivre » par son comportement exemplaire. Toujours positif, même face aux rigueurs des préparations physiques, il constituait le ciment du vestiaire. Son départ brutal laisse un vide immense dans la vie quotidienne de l’équipe.
**Un exemple pour la relève**
La carrière d’Atonio prenant fin de manière prématurée, la responsabilité de son poste revient désormais à Dorian Aldegheri et Régis Montagne. Galthié espère qu’ils sauront s’inspirer du talent et de la combativité de leur prédécesseur. Pour Aldegheri, appelé à débuter contre l’Irlande, la mission est claire : maintenir la stabilité de la mêlée tout en honorant la mémoire de son ami. Jeudi soir, au Stade de France, le souvenir de Uini sera dans toutes les têtes, un supplément d’âme qui pourrait galvaniser le XV de France pour ce premier choc du Tournoi des Six Nations.
**Un courage qui force le respect**
Un accident cardiaque chez un sportif de haut niveau est toujours un choc. Uini Atonio a dû subir deux opérations en quelques jours, témoignant de la gravité de sa situation. Pourtant, sa première pensée a été pour ses coéquipiers. En demandant à assister au match contre l’Angleterre, il prouve une fois de plus son attachement profond au maillot bleu. S’il parvient à être présent en bord de terrain pour la fin du Tournoi, l’accueil du public promet d’être l’un des moments les plus émouvants du rugby français récent.
**Jouer pour Uini**
Le XV de France dispose désormais d’une motivation nouvelle : remporter ce Tournoi des Six Nations 2026 pour Atonio. Gagner et soulever le trophée face à l’Angleterre, devant lui, serait la plus belle manière de conclure l’histoire du géant rochelais avec les Bleus. En attendant, tous espèrent un prompt rétablissement. Comme le résume Fabien Galthié, l’image de Uini est celle d’un homme qui « n’abandonne jamais ». Nul doute qu’il mènera ce nouveau combat avec la même détermination qui faisait sa force dans les mêlées.







