Le choc attendu ce jeudi soir au Stade de France entre la France et l’Irlande se jouera bien au-delà des extérieurs. Au cœur des rucks, là où l’affrontement est le plus intense, Josh van der Flier, meilleur joueur du monde 2022, s’apprête à relever un défi majeur : suivre Antoine Dupont comme son ombre.
Malgré les absences notables d’Andrew Porter et Tadhg Furlong, le pack irlandais peut compter sur son infatigable troisième ligne. Facilement reconnaissable à son casque rouge, le joueur du Leinster sera le baromètre de la défense irlandaise, avec une mission claire : casser le rythme des Tricolores en harcelant leur demi de mêlée.
### Une métamorphose au service de l’endurance
Josh van der Flier n’a pas toujours eu ce profil de « troisième ligne total ». Plus jeune, complexé par son poids, il s’était lancé dans une transformation physique radicale. Comme l’explique *Midi Olympique* :
« J’ai souvent été l’avant le plus léger du pack. Plus jeune, j’ai donc décidé de changer radicalement de morphologie : je suis monté à 110 kg (il en fait 103 aujourd’hui), je n’arrêtais pas de manger et faisais de la muscu neuf fois par semaine, soit deux fois plus que lorsque j’ai intégré le Leinster… Mais c’était ridicule et cela me privait, en fait, de mes qualités naturelles : l’endurance, la vitesse… J’ai aujourd’hui trouvé le juste équilibre. »
Après avoir compris que cet excès de masse nuisait à sa rapidité et à son endurance, il s’est stabilisé à 103 kg, son poids de forme. Désormais, Van der Flier assume son rôle de cible privilégiée des défenses adverses, même si l’espace pour évoluer s’est réduit.
### La foi et les racines, piliers de son engagement
Sous l’armure du guerrier des rucks se cache un homme animé par de profondes convictions. Profondément croyant, l’Irlandais puise sa sérénité dans la prière avant chaque confrontation :
« Je prie avant chaque rencontre pour remercier Dieu de m’avoir protégé, de m’avoir donné de la force. Je porte aussi une croix sur le poignet droit, les jours de match. Je ne sais pas… Cela me permet juste de me relaxer, de penser qu’il existe des choses beaucoup plus grandes que moi et mon sport… Ça me fait du bien… »
Souvent pris à tort pour un Sud-Africain en raison de son nom, Van der Flier est un pur produit irlandais. Jeudi soir, il se dressera comme l’obstacle majeur sur la route des Bleus.







